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 Cette fois, il n'est plus question de gagner une course. ||

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Maxime Rutherford

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● INSCRIPTION : 09/07/2009
● MESSAGES POSTÉS : 2690
● ÂGE : 29
● PHRASE DU JOUR : « Quand on est riche, on ne dit pas fou... On dit Excentrique x) »
● STAR SUR L'AVATAR : : Josh Duhamel
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MessageSujet: Re: Cette fois, il n'est plus question de gagner une course. ||   Sam 28 Nov - 15:35

Elle le regardait, dans les yeux. Et lui, et bien… Il la regardait aussi. Dans les yeux, oui oui. Et s’il attendait qu’elle réagisse enfin, elle ne mit pas si longtemps que ça, à réagir. Et si pendant une seconde, il eut l’impression qu’elle était en pleine lutte intérieure, pour décider d’il-ne-savait-pas-vraiment-quoi (quoique si, il pouvait peut-être s’en douter un peu…), à la seconde d’après, elle se mordillait la lèvre inférieur, encore une fois, et affichait un air amusé. Et cette fois, c’était lui qui était perdu. Il ne comprenait plus, il ne savait même plus qui était cette jeune fille qu’il avait en face de lui. A un moment, elle était timide, pudique, et limite outrée par son comportement, et juste après, elle l’encourageait, avec tous ces petits gestes, et ces signes qui montraient qu’elle s’amusait, et qu’elle voulait continuer, et… qu’elle n’avait pas de limites. Docteur Jekyll et Mister Hyde, version Paige… Tout un programme.

A elle, oui. Elle acquiesçait et il attendait qu’elle fasse ce qu’elle avait à faire… ou pas. D’une certaine manière, il n’avait pas envie qu’elle le fasse. Pas parce qu’il se retrouverait en nu intégral devant elle, si Max avait peur de ce genre de choses, ça se saurait… Non, il n’avait pas peur. Mais il ne voulait pas que ça s’arrête. Parce que cette situation l’amusait. Ce jeu l’amusait. Et non, il ne voulait pas qu’il s’arrête ce jeu. Mais en même temps, il voulait aussi savoir ce qu’il se passerait, après. Elle n’allait pas lui enlever son caleçon, et filer en courant sans demander son reste, n’est-ce pas ? Hum… Que pourrait-elle faire d’autre ?

Ce qu’elle pourrait faire, il l’ignorait, mais ce qu’elle faisait, là, maintenant, il ne pouvait décemment pas l’ignorer… Bon en fait, il en était incapable. Parce qu’en plus d’effleurer son torse avec ses doigts délicats, elle les descendait, ses doigts. Et elle s’amusait, à… le faire souffrir ? Ou pas, ça n’était pas vraiment de la souffrance à proprement parler. C’était même bien loin de ça, en fait. Mais elle profitait quand même de la situation. Et du fait que malgré tout, il n’était qu’un homme, faible, et…. Homme, tout simplement. Il inspirait profondément, et détachait son regard de celui de la demoiselle, fermant les yeux pour essayer de contrôler ce qui, de toute façon, n’était pas contrôlable. Et elle l’appelait… Et il rouvrait les yeux, pour croiser à nouveau ce regard amusé par la torture qu’il lui faisait subir.

Il lui rendait son sourire. Il ne lui en voulait pas, non. Il en était incapable, de toute façon. Et puis, il n’avait aucune raison de lui en vouloir. Il était juste… perturbé. Par ces doigts qui se baladaient sur son corps, et… par ce corps, qui réagissait. Ca passerait, bien sûr - je parle de la perturbation, hein… quoique… -, et d’ailleurs, ça commençait déjà à passer. Il ne restait jamais perturbé très longtemps. Et alors qu’elle agrippait le caleçon des deux mains, et qu’elle le lui retirait lentement, il n’eut même pas à regarder mini-Max pour savoir qu’il s’était réveillé. S’il y avait bien une partie de son corps qu’il connaissait, c’était lui… Bref, passons les détails.

Paige remontait à sa hauteur, sans cesser de l’effleurer des mains, puis se mit à regarder le nouveau venu. Elle ne s’en cachait pas, tout comme lui ne s’était pas caché quand ses seins avaient été dévoilés, un peu plus tôt. Et ça ne le gênait pas le moins du monde, d’ailleurs, qu’elle le regarde. Là où il fut un peu plus surpris, c’est en la voyant humecter ses lèvres. Sûrement un geste instinctif qu’elle n’avait même pas remarqué, mais… Max restait Max, malheureusement. (Ou pas)

- C’est à toi.

Et oui, c’était à lui. Et il lui rendait son sourire, et hochait lentement la tête. Qu’allait-il faire ? Continuer, puisque c’était ce qu’elle voulait. C’était bien ce qu’elle voulait, hein ? Qu’aurait-elle pu vouloir d’autre ?

- C’est pas du jeu, on sait déjà comment ça va se finir…

Il afficha un air presque contrarié, mais n’abandonnait pas pour autant. D’ailleurs, ça y était, il baissait les yeux vers ce jean qu’il lui faudrait enlever, dans les secondes qui suivraient.

- M’enfin c’est pas comme si que ça me dérangeait vraiment…

Ses mains s’affairaient à le lui enlever, son jean. Et pendant qu’il l’enlevait, il parlait. Ce n’était pas une tentative désespérée pour combler le silence, non non. C’était juste que le coup du « tu parles trop, Max, tais-toi »… il ignorait totalement ce que c’était. Et alors qu’il se relevait, après l’avoir fait descendre, ce jean, son regard remontait, lui aussi, le long du corps de la jeune fille qui se trouvait en face de lui.

- Tu dois t’en douter, après la vile trahison de mini-Max.

Trahison… Quelle trahison, exactement, puisqu’il n’avait rien à cacher ? Parce que non, il ne s’en cachait pas, ni de ça, ni de rien d’autre. Mais ça n’était pas non plus une raison pour se jeter sur la demoiselle, qui n’avait rien demandé, à ce qu’il savait. Et d’ailleurs… Non, il ne se jetterait pas sur elle. Et pour s’en convaincre, il se baissait, à nouveau, et se plongeait totalement sous l’eau glacée. Il s’était éloigné d’un bon mètre, quand il ressortit la tête de l’eau.

- Et maintenant, Paige ?
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Paige Fawcett

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● PHRASE DU JOUR : Un cœur qui a cessé de battre peut-il encore se briser ? [Les noces funèbres, Tim Burton]
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MessageSujet: Re: Cette fois, il n'est plus question de gagner une course. ||   Mer 2 Déc - 1:23

    - C’est pas du jeu, on sait déjà comment ça va se finir…

    Si j'étais vicieuse jusqu'au bout, je jouerais les innocentes et lui demanderais Comment ça va se finir, justement. Mais je ne dis rien, je reste là, à attendre que ça se passe, qu'il se passe quoi ? Aucune idée, mais je sais qu'au moins j'attends. Ouais, de ça j'en suis sure. Qu'est ce que t'as fais Paige hier soir ? J'ai attendu.

    Il affiche une mine presque contrarié, et moi j’en souris d’avantage. Et bien Max, il ne t’amuse plus notre jeu ? Son regard dévie vers mon jean, alors, enlèvera, enlèvera pas ? Grande question, on se décide joli Maxou.

    - M’enfin c’est pas comme si que ça me dérangeait vraiment…

    Mon esprit me surprend à avoir eu peur. Une peur du genre « Ok, tout ça n’est qu’une grosse connerie, il n’en a pas envie. » Envie de quoi, je n’en sais rien, juste pas envie. J’aimerais arrêter de penser, l’espace de quelques petites secondes.

    Et non, ça ne le dérange pas, puisqu’il s’affaire à me le retirer, mon jean. Le jeu continue, sauf que je n’aime plus le gout qu’il a. Il a ce gout là, celui qui nous laisse un truc d’inachevé en bouche. Un gout … De fin, en fait. Une fin forcée. Cette fin que les deux joueurs n’ont pas envie de voir arriver mais qui est finalement inévitable.

    Dans un frisson je sens mon jean qui descend lentement le long de mes jambes. Voilà, on y est au moment où … Le moment où … ? Celui où je donnerais tout pour avoir une nouvelle dose de mes cachets, ça ne servirait surement à rien vu que la dose prise avant pourrait tenir jusqu'à demain matin … Mais maintenant … Maintenant. Mes arguments sont magnifiques, n’est ce pas ? N’importe quoi.

    - Tu dois t’en douter, après la vile trahison de mini-Max.

    J’accuse un sourire et fais taire mes frissons. Mini-Max. Je secoue le visage l’espace d’un instant pour réprimer mes envies de fou-rire. Si j’avais pensé qu’il lui donnait un prénom, je n’aurais jamais trouvé. Mini-Max, c’est d’un sexy et d’un parfait … Hum. Paige tais-toi, ne lui brise pas son joli surnom, après tout le mythe mini-Max doit faire le tour de toute l’université. Et c’est bien ça le problème, hein, Paige ? Le « toute l’université » de l’histoire …. Tss.

    - Et maintenant, Paige ?

    Maintenant ? Si tu pouvais me le dire, ça m’aiderait bien mon agneau. Parce que là, tu vois, on n’est pas sorti de l’auberge quoi. Toi à poil, et moi en string. Ah ils sont beaux ces deux grands nigauds qui ont voulus jouer au plus fort !

    Alors maintenant Monsieur ? Maintenant, rien. Paige reste là, à te regarder, comme tu la regardes. Et elle se sent vachement gênée d’avoir fait tout ça. C’est maintenant n’est ce pas, que je me barre en courant ? Après avoir joué à la forte, et mettre bien ridiculisée ? Ouais, ouais, c’est maintenant ce moment là, justement.

    STOP ! On se calme, on se calme, on se calme. Respire, respire. Tout ira bien, je le sais. Max n’est pas fou, et puis … Et puis si je fais ça, c’est pour une raison, une seule et unique raison. Existée un minimum à ses yeux. Alors on arrête les délires. On arrête les foutaises et nigauds en tout genre. Et calmement, on reprend.

    Maintenant donc ; Je pince mes lèvres dans un dernier espoir de calme, et avance vers Max qui s’était reculé. Plus dénudée que jamais, je crois que la gêne s’enfuit, peu à peu, de toute façon maintenant, la gêne elle ne servirait strictement à rien.

    Dans un soupir que je veux presque inexistant, j’arrive à bonne distance de lui, plus proche que précédemment, mais toujours un peu éloignée. Je respire lentement, garde mon rythme cardiaque normal. C’est surement ça le plus dur en fait, garder mon rythme cardiaque a un rythme normal, justement.

    J’approche un peu plus, juste à peine, mon visage plus proche du sien, un tout petit peu plus … J’esquisse un sourire, je ne sais pas pourquoi je vais faire ça. Peut être parce que justement, le monde entier attend ce moment depuis le début de toute l’histoire. Depuis que j’ai pris les commandes et que j’ai retiré mon t-shirt. Ouais, tout le monde attendais, et en fait surtout moi, le moment où Paige Fawcett allait enfin poser ses lèvres sur celles de Maxime Rutherford.

    Ouais, voilà, je pose ma main délicatement sur sa joue, sans savoir pourquoi je continue ce geste qui ne doit pas signifier grand-chose pour lui. Combien de filles ont déjà embrassé Max ? Je n’ose même pas imaginer la réponse. Pas beaucoup, hein, juste un peu ? Un nombre, presque petit ? D’accord … Et alors que j’aimerais pouvoir m’approcher de lui plus et continuer ce baiser que j’ai moi-même commencé, je me contente de mordiller sa lèvre inférieure à lui, en souriant.

    Je m’éloigne, et souris toujours. Ma main reste toujours là, sur sa joue. Et je lui lance de mes yeux bleus un regard victorieux, dans un murmure je lui dis, ma main caressant sa joue sans que je ne m’en aperçoive ;

    - Maintenant Max ? Je gagne …

    Je mords ma lèvre à nouveau, et souris toujours. Il est nu, moi pas. J’ai gagné oui. Gagné le droit de m’être bousillée. Et puis, j’ai pris le droit de l’embrasser. Mais après tout, du bain de minuit, c’est moi qui aie gagné le jeu. Gardons cette belle image en tête. Encore une victoire face à Max … Encore.

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    Parce que quand on est accro, même si ça fait mal...
    Parfois ça fait encore plus mal de décrocher.

    J’étais prête à tourner la page,
    mais c’est la page qui ne veut pas se tourner.
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Maxime Rutherford

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MessageSujet: Re: Cette fois, il n'est plus question de gagner une course. ||   Jeu 10 Déc - 0:30

Et maintenant… Et maintenant, il la regardait. Ou pour être plus précis, il la dévorait des yeux. Parce que des arguments, elle en avait, oui. Magnifiques. Personne ne pouvait lui en vouloir, d’apprécier le joli spectacle qui s’offrait à ses yeux. Et puisque personne ne pouvait lui en vouloir, il n’allait pas se gêner, n’est-ce pas ? Alors non, il ne se gênait pas. Et il ne la quittait plus des yeux, cette demoiselle dont il faisait la connaissance, ce soir. Il en était même à se demander s’il y avait la moindre chance qu’il la revoie, cette jeune femme qui avait pris possession du corps de Paige Fawcett. Parce que non, ça ne pouvait pas être elle. Pas la vraie Paige, effacée, qui se faisait à peine remarquer en temps normal… C’était une autre… C’était forcément une autre. Il ne trouvait pas d’autre explication plausible. Qui êtes-vous, et qu’avez-vous fait de Paige ?

Et en même temps, il l’avait dit : Ca n’était pas comme si que ça le dérangeait vraiment… Cette nouvelle version lui paraissait intéressante. Fort intéressante… Mais s’il y avait une, et une seule question qu’il devait se poser, c’était la suivante : Jusqu’à quel point pouvait-on considérer que quelqu’un n’était pas dans son état normal ? Etait-ce vraiment le cas, pour Paige ? Comment réagirait-elle, s’il lui posait la question ? Pourquoi se la posait-il, cette question ? J’avais bien parlé d’une seule question, c’est ça ? C’est bien ce que je me disais…

Et maintenant, elle s’avançait vers lui. Et lui, il ne bougeait pas. Immobile, parce que trop curieux de savoir ce qu’elle allait faire, cette fois. Elle lui avait paru tellement joueuse, jusque là, qu’il n’aurait pas été étonné qu’il s’agisse encore d’un jeu. Mais si c’était un jeu, elle jouait très bien. Vraiment très bien. Et alors qu’elle s’approchait de lui, encore, et encore, il focalisa toute son attention sur elle, et sur ces lèvres qui approchaient des siennes. Ce n’était plus un jeu… En tout cas, plus le même. Lorsque le contact eut enfin lieu, il se surprit à fermer les yeux, et à le lui rendre, son baiser. En fait, il se surprit même à vouloir le prolonger, mais tout ce qu’il fut capable de faire, fut de se laisser faire, lorsqu’elle lui mordit la lèvre inférieure, avant de s’éloigner pour de bon.

- Maintenant Max ? Je gagne …

Elle souriait. Et sa main lui caressait la joue. Et alors que ses prunelles dorées rencontraient celles, bleues, de celle qui l’accompagnait pour la soirée, il lui rendit son sourire.

Elle gagnait, oui… Encore. Mais il avait pourtant l’impression que c’était lui qui la recevait, la récompense. Etrange… Mais pour rien au monde il n’irait s’en plaindre, de ça… Il était même prêt à perdre tous les jours, à toutes les compétitions qu’il pouvait se livrer avec mademoiselle Fawcett, si son lot de consolation ressemblait à ce qu’il recevait, ce soir.

- Décidément, ça devient une habitude…

Toujours avec un léger sourire, il baissa brièvement les yeux vers sa main, qui venait effleurer délicatement la taille de Paige, avant de descendre vers le dernier morceau de tissu qui avait fait d’elle la grande gagnante de leur petit jeu. Légèrement, il avait tiré dessus, faisant mine de vouloir l’enlever… Alors, enlèvera, ou enlèvera pas ? Son regard se faisait de plus en plus joueur. Enlèvera pas. Pas encore. Inutile de précipiter les choses, n’est-ce pas… Quelles choses ? Oh, pas besoin de vous faire un dessin. On sait tous très bien de quelles « choses » on parle… Hein ?

- Il faut la fêter dignement, cette victoire…

Sa main remontait lentement le long de la ligne joliment galbée de ses hanches, tandis que du bout des doigts, il l’effleurait d’un geste adroit. Ils allaient la fêter, cette victoire… Enfin, pour sa part, à lui, c’était une défaite. Mais quelle défaite ! Jamais défaite n’avait été aussi agréable, parole de Maxou - autant dire « parole de poisson rouge »… mais chut -.

Son sourire se fit plus franc, alors qu’il s’approchait doucement de Paige, prêt à lui rendre le baiser qu’elle venait de lui donner. Mais alors que leurs lèvres allaient à nouveau se réunir, il sentit une première goutte, sur sa joue. Puis une deuxième, sur son épaule… Mais ce n’était pas la pluie qui allait les arrêter, eux, qui étaient déjà trempés des pieds à la tête, n‘est-ce pas… ?

Après un léger temps d’arrêt, il reprit son geste, ignorant le coup de tonnerre qui résonnait, au loin.
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Paige Fawcett

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MessageSujet: Re: Cette fois, il n'est plus question de gagner une course. ||   Jeu 10 Déc - 21:05

    De toute cette histoire, je peux dire que c'est de ce moment là dont je me souviendrais. Le moment où moi, Paige Fawcett a enfin eu le courage d'embrasser Maxime Rutherford. Et pourtant, pourtant voilà, il est inachevé, mon baiser. Complètement inachevé. Inachevé parce que trop court, inachevé parce que pas assez intense, inachevé parce que j'ai peur que putain, ce soit le seul et unique. J'ai le droit d'avoir peur, n'est ce pas ? Et j'ai le droit d'utiliser le mot inachevé autant de fois que je le souhaite, tant je suis perturbée par ce que je fais et ce dont j'aurais envie de faire avec Max, et ce que je ne ferais surement jamais avec lui. Paige arrête de penser, pour l'instant laisse le digérer le coup de baiser, et puis laisse le avoir une réaction avant de trop te prendre la tête. Et puis, Note à moi même ; Arrêter les prises de tête, et juste vivre, pour une fois.

    - Décidément, ça devient une habitude ...

    Une habitude, oui, c'est vrai, quand on y pense. Mais pour l'instant, je n’ai pas le temps de penser à ça, dans le fond, n'est ce pas ?
    En réalité, j'ai l'impression de un me répéter, de deux de ne plus savoir quoi faire, de trois de frissonner. La cause des frissons ? La main de Max qui touche ma taille, l'effleure en réalité, pour venir trouver la ficelle de ce que je n'aurais jamais pensé qu'il verrait, un jour. Si on me l'avait demandé, j'aurais surement ris sans même donner une vraie réponse. Juste un rire dans le vent, parce que dans mon monde et dans ma tête Max il ne m'aurait jamais remarqué. Je ferme les yeux, sans même qu'il le remarque. Allez Max, enlève-le, puisqu'il le faut vraiment. Puisque c'est la continuité de toute notre "histoire". Et puisque dans le fond, il faut l'avouer je ne suis pas contre. Et c'est surement ça qui me révolte le plus.

    - Il faut la fêter dignement, cette victoire ...

    Sa main remonte le long de ma taille, et pour peu je m’en sentirais tremblante. Max ne partira pas, n’est ce pas ? Ce soir j’ai ce privilège, celui de l’avoir rien que pour moi ? Je souris et tremble encore, et je me demande comment je pourrais m’arrêter d’agir comme ça. Putain, Max, tu n’as pas le droit d’avoir autant d’influence sur moi ! Je le détesterais rien que pour ça, autant que je l’apprécie surement.

    D’accord, on va la fêter ma victoire, ou ma perte, ou sa victoire … Quelque soit le mot, l’appellation, n’importe quoi que ça puisse être, on va le fêter, point, c’est ce qu’il faut retenir. Que je n’aurais pas qu’un seul baiser de lui. J’aurais la fête de ma victoire. Et alors que mon esprit repart dans ses délires, que toutes mes réflexions reprennent et que mon envie d’être droguée dix fois plus me revient en tête, Max s’approche de moi. Et bordel, mon estomac se retourne, je le hais lui aussi de faire ça.

    Son visage que j’affectionne se rapproche du mien, et j’aimerais pourvoir accélérer le temps, de quelques secondes, juste pour pouvoir en arriver déjà au moment où ses lèvres retoucheront les miennes. Impatiente pour rien surement, je me sens ridicule d’agir comme ça. Retour à la Paige qui a quinze ans. Génial.

    Et puis non, tout s’arrête, son visage stoppe son mouvement, et les papillons qui s’envolaient dans mon ventre viennent de s’écraser au fin fond dudit estomac qui se retournait. Ils n’ont tous simplement pas survécu au looping surement, et au stoppage en cours de route.

    Et puis je lâche son regard, l’espace d’un instant, j’ai mal au ventre maintenant. Et puis voilà la chose à laquelle je ne m’attendais pas. Non, en fait la vraie phrase serait ; Encore une chose. Ouais, là c’est plus correct.

    Manquait plus que la pluie pour que tout soit … Parfait alors ? Parce que c’est ça le bon mot ? Non, à ce stade de la soirée, je ne sais même plus ce que c’est que la perfection. Tout ce que je sais c’est qu’avec Max, je suis bien, et que j’adore la pluie accessoirement.

    Mais la pluie en réalité ce n’est pas ça le problème, parce que nous sommes déjà trempés, parce qu’un peu plus un peu moins, ça ne changera rien. Et puis finalement je me rends compte au moment où il reprend son geste qu’il n’avait arrêté sa course que le temps d’une seconde, deux peut être … Le temps de remarquer que l’eau avait commencé à tomber sur nous deux. Le temps de me faire prendre conscience que oui, toute cette histoire s’approchait beaucoup d’un des rêves que j’avais fait sur ce lui et moi que je n’aurais jamais cru possible.

    Et alors que sa bouche retrouve la mienne, je comprends que oui. J’avais bel et bien parlé de lui et moi. Et non d’un « nous » qui ne sera jamais accessible avec Max. Parce que Max c’est … Max, tout simplement ? Ouais, c’est bien ça.

    C’est difficile Paige n’est-ce pas ? De te dire que tout n’est qu’un jeu. Ouais c’est assez compliqué, mais on y survie. J’y survivrais, comme toujours. J’en ai marre de réagir comme ça. L’impression de ne faire que me plaindre m’agace et me donne presque la nausée. Bordel, tu ne devais pas profiter, Paige ? Ah oui, c’est vrai.

    Alors je reprends là où j’en étais avant de trop réfléchir. Je joue, je m’amuse en l’embrassant, en intensifier le baiser, en le faisant devenir plus lent. Je joue avec mon souffle que je perds plus souvent que prévu. Même mes mains s’amusent, ma gauche caresse enfin ce torse qu’avant je me contentais juste d’effleurer. Ma main droite glisse dans ses cheveux humides; Et mon corps, lui, se colle au sien. Je ne sais ni quoi faire, ni quoi dire. Je ne sais pas si j’ai envie d’être comme toutes les autres. Juste coucher avec lui, juste pour coucher avec lui. Je n’en veux pas moi de ça … Même si depuis le début je donne l’impression que oui, je veux que ça. Je veux plus … Et je sais qu’il ne pourra pas me le donner. Alors je fais quoi, au final ? Bah ouais, je continue de l’embrasser, je continue de faire semblant d’avoir un semblant de contrôle.

    Je m’arrête de l’embrasser, regarde le ciel se faire fendre en deux par un éclair, je souris, ferme les yeux … Et puis je reporte mon attention sur Max, mon regard dans le sien, je remarque à peine que la pluie a bel et bien commencé, et que c’est un orage qui va bientôt nous tomber dessus. Le tonnerre gronde encore. Et moi ? J’approche à nouveau mon visage du sien, parce que de cette soirée que je ressens unique, je ne veux pas en perdre une partie.

    - Alors … Fêtons là. Je murmure avant de l’embrasser, encore.

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MessageSujet: Re: Cette fois, il n'est plus question de gagner une course. ||   Mer 13 Jan - 5:30

Il pleuvait. Et lui, il l’embrassait, faisant fi de ces gouttes qui lui tombaient, sur les cheveux, sur le dos, sur le torse… Il frissonnait, au contact froid des gouttes de pluie, autant qu’à celui, bien plus chaud, et doux, des mains de Paige. Sur son torse, dans ses cheveux… Elle jouait, et il jouait, lui aussi, ses mains se promenant, elles aussi, le long de son corps. Descendant, sur ses hanches, remontant, dans son dos, atteignant parfois son cou, s’attardant sur ses seins… Il jouait toujours, avec autant de plaisir - voire plus, il fallait bien l’avouer -, mais le jeu n’était plus le même.

Elle s’arrêtait, regardait un éclair fendre le ciel en deux, et souriait, en fermant les yeux. Lui ? Il souriait, aussi. Détaillant chaque trait de son visage, cherchant à le découvrir dans sa totalité. Son sourire se fit beaucoup plus tendre que tout ce qu’elle avait pu voir, jusque là, et il accueillit ses lèvres, alors que celles-ci venaient se poser sur les siennes, encore une fois. Oui, ils la fêteraient, aussi dignement que possible. Il lui ferait honneur, du mieux qu’il le pourrait - en même temps, c’était un peu ce qu’il faisait, à chaque fois…

La pluie se faisait plus insistante, plus menaçante, mais il n’y faisait pas attention, bien trop occupé à jouer, encore et encore. Il aimait jouer avec Paige. Plus qu’avec les autres ? Difficile à dire… Il n’avait, personnellement, pas l’esprit de compétition, et ne s’amusait donc pas à comparer, ou « classer » ses différentes conquêtes. Chacune d’entre elles était différente, et chacune méritait la même attention, de sa part. Paige n’était pas « une parmi tant d’autres ». Paige était… Paige. Dans toute sa splendeur. Et Paige était avec lui, ce soir-là, et c’était tout ce qui comptait. Paige était… sienne. C’était tout ce qui lui importait, ce soir…

Ses mains se baladaient toujours, se faisant de plus en plus entreprenantes, s’aventurant de plus en plus bas… Mais toujours avec douceur. Il prenait son temps. Ils avaient tout le temps, n’est-ce pas ? Un orage ne les arrêtait pas. Rien ne pouvait les arrêter. Et, il ne souhaitait pas que ça s’arrête. Surtout pas. Il jouait, donc. Ses doigts se mêlaient aux boucles rousses de la jeune femme, alors que ses lèvres se dégageaient des siennes, pour aller rejoindre la chaleur de son cou, qu’elles effleuraient lentement. Ce n’était que le début… D’une longue nuit, pourtant bien avancée. Mais ce n’était que le début… Il lui réservait encore bon nombre de surprises, pour le reste de la soirée.

- Avec plaisir, mademoiselle…

Il lui avait murmuré à l’oreille, dans un souffle, avant de retrouver le contact de sa peau. Descendant le long de son cou, ses épaules… Il avait le contrôle de la situation. Oui oui, parfaitement… Vraiment ?
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Paige Fawcett

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MessageSujet: Re: Cette fois, il n'est plus question de gagner une course. ||   Dim 24 Jan - 15:34

    J’en serais devenue folle pour beaucoup moins, en temps normal, je veux dire. Un regard de Max me suffit, habituellement, et ce soir … Juste ce soir, quoi, en définir. Paige Fawcett dans ses bras, c’est ça en fait qui n’est tout simplement pas normal. Paige et Max, lui et moi.

    Et pourtant, je savoure ses baisers, je frissonne à ses caresses, oublie la pluie et ne pense qu’a lui. Devient un de ses filles obnubilées par lui, et m’en veux, justement de réagir comme ça. Max ne devrait pas avoir autant d’influence sur moi.

    Je n’entends pas sa phrase ou ne veux pas l’entendre, c’est au choix, je choisis le premier personnellement, histoire de ne pas me dire de suite que Merde, oui, je dois me casser d’ici. Au plus vite; si possible. Cette histoire n’a pas de début et n’aura donc pas de fin. J’en veux pas ou plus de cette nuit avec lui.

    Et même si tout mon être me pousse à y rester, dans ses bras, c’est ma tête qui décide, et en accord avec elle je décide de partir, voilà. De partir … Dans quelques secondes, hein, pas de suite, n’Est-ce pas ? De toute évidence, je vais devoir me calmer avant de pouvoir le laisser.

    Peser le pour et le contre. Le pour que je parte ; Je ne veux pas être une de ces filles qu’il oubliera dans un jour, je ne veux pas lui donner ce que n’importe quelle autre aurait pu lui donner juste parce qu’il est Maxime Rutherford. Je ne veux pas en souffrir, et je sais que j’en souffrirais. Je veux qu’il me désire, réellement, faire durer le laps de temps qui s’étirera entre nous avant qu’un jour on le fasse réellement.
    Le contre … C’est Maxime Rutherford.

    J’avale difficilement ma salive, presque malgré moi, je ne veux pas partir, j’espère que Max le ressent … Ou alors, il ne doit pas comprendre, réellement pas. Je ne voulais pas l’allumer pour finalement me tirer, non, non, loin de là même … Le plus difficile de l’histoire c’est maintenant, justement, partir. C’est pas comme si j’y prenais du plaisir à le laisser seul.

    Je stoppe nos baisers, regarde ses prunelles, esquisse un sourire, pas gêné, juste existant. Lachant son regard à regret, je cherche mes vêtements, bouge rapidement afin de les récupérer sans m’arrêter pour finalement « fêter » cette victoire. Non, non, je m’en vais, là est tout la vérité, je m’en vais et ne ferais rien de plus avec lui, au risque de le frustrer lui et de me frustrer moi. J’assume chaque parti de mon choix, alors que j’essaie d’enfiler mon Jean sous ses yeux qui me brûlent à présent. S’il parle je ne peux répondre, perdu dans mon esprit qui hurle à répétition que je suis en train de faire une connerie.

    Perdue dans les méandres de mon esprit, je m’approche à nouveau de lui, pose mes lèvres une dernière fois sur les siennes, je n’aime pas le gout de ce baiser mais je le vis quand même parce que je le sais dernier de la liste. A la fin de tout, mes mains ne le touchent plus, ma bouche est loin de la sienne, je sais que je vais sortir de cette fontaine, j’en ai le cœur lourd, mais je ne dis rien, puisque c’est ma faute. J’ai commencé le jeu, et en sonne la fin, même si elle n’est pas comme prévue.
    Dans un murmure, je finis par lui dire avant de m’enfuir en courant presque ;

    - Si tu me veux, faudra que tu trouves autre chose pour me convaincre…

    Paige Fawcett vient d’abattre ses dernières cartes, pour cette nuit.
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Cette fois, il n'est plus question de gagner une course. ||

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