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 It's oh so quiet... || Selene

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Maxime Rutherford

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MessageSujet: It's oh so quiet... || Selene   Mar 26 Jan - 6:08

Shhhhhhhh…

A croire qu’ils n’avaient rien dans le crâne, ces intellos… Incapable de s’amuser, ou même de lâcher leurs livres le temps d’un instant. Une après-midi, pour être précis. Une seule, unique, durant laquelle - ô miracle - Max avait décidé de se rendre à la bibliothèque. Pour « travailler », qu’il avait dit… Et il ne comprenait toujours pas pourquoi personne ne le prenait au sérieux, quand il le disait. Même la bibliothécaire lui avait adressé de grands yeux ronds quand il le lui avait annoncé, et il s’en était senti presque vexé. Etait-ce vraiment si étonnant, de l’entendre prononcer le mot magique ? Oui, certes, il ne l’utilisait pas beaucoup. Et certes, sa réputation parlait bien trop souvent pour lui, ne mettant en avant que son côté… euhm… charmeur ? Au dépourvu de ses autres qualités. Pauvre de lui…

Et pourtant, il ne s’était pas laissé démonter, haussant les épaules, et allant s’installer à une table, seul. Oui oui, seul, il n’avait même pas cherché une compagnie agréable avec laquelle partager quelques heures - de travail, évidemment. Il s’était mis tout seul, dans un coin de la pièce, loin des regards… S’il avait honte ? Non non, pas du tout. Malgré ce que l’on pourrait croire à première vue, il était très heureux d’être là. Après tout, personne ne l’y avait obligé, c’était une décision qu’il avait prise tout seul, comme un grand. Mais il s’était tout de même installé sur la table du fond, pour être sûr qu’on ne le dérangerait pas. Pas qu’il n’aimait pas les gêneurs - quoique si, un peu, quand même… -, mais il ne souhaitait pas être interrompu, pendant qu’il relisait ses cours avec application. « Lisait ses cours », aurait sans doute été plus juste, mais on n’est plus vraiment à ça près… Hein ?

Et oui, il avait décidé d’être sérieux, à partir de maintenant. Vraiment sérieux, s’entend… Pas simplement survoler ses cours, affalé sur son lit, entre deux fêtes et deux filles différentes. Vraiment sérieux, et donc, travailler dans un endroit ap-pro-pri-é… Pas crédible ? Oui, bon, c’est vrai, je vous l’accorde. Mais il lui fallait bien une raison, au Maxou, pour faire preuve de cette sagesse si soudaine, qu’on ne lui avait jamais - et je dis bien jamais - connue, avant. Et puisqu’il avait interdiction formelle de dévoiler la véritable raison, donc… Il avait bien fallu qu’il invente autre chose. Pas très crédible, certes, mais c’était ce qui créait le mystère, justement. Personne ne devinerait jamais la vérité, parole de Maxou ! Il serait fort, et saurait garder le secret, jusqu’au bout ! C’était… toute sa vie, qui en dépendait… *sans exagération aucune*

Mais à choisir, il préférait tout de même ne pas subir les questionnements incessants de ceux qui le connaissaient suffisamment, pour savoir qu’il y avait anguille sous roche. C’était vrai, quoi. Plus de drague, rien, plus le moindre contact avec une fille, depuis quelques jours. Pour quelqu’un de… disons « normal », ça n’avait rien d’effrayant. Mais là, on parlait de Max la Menace. Terreur de ces messieurs, et charmeur de ces dames. Alors oui, c’était bizarre. Et pour éviter de se faire questionner, il n’avait rien trouvé de mieux que se réfugier à la bibliothèque - en même temps, c’était la seule chose qu’il avait à faire, puisque toutes ses autres activités extrascolaires étaient désormais à exclure. Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’était que les rats de bibliothèque soient tous de sortie, avec leurs gros livres poussiéreux, et leur manie à tous de vouloir travailler dans le si-len-ce. Ainsi, il avait reçu des regards meurtriers venant de toutes parts, depuis qu’il avait sorti son ipod.

Pourtant, ça n’était pas interdit, à ce qu’il sache… On parlait de la nourriture, qui était interdite, des sonneries de portable, mais pas de lecteurs de musique, qui étaient bien destinés à un usage personnel… Alors oui, il l’écoutait peut-être un peu - tout petit peu - fort, sa musique, mais ça ne se serait pas remarqué, s’il n’y avait pas eu ce silence religieux autour de lui… Même les mouches n’osaient pas faire de bruit en volant ! Parce que si, il y en avait, des mouches. Pour preuve, il y en avait justement une qui s’était posée sur sa table, et qui marchait dans sa direction, sans se soucier d’un éventuel danger… Pas qu’il y en ait un ! Mais… Bref, je me comprends. De toute façon, c’est bien connu : Les mouches ne réfléchissent pas. Et celle-là, encore moins que les autres… Elle était arrivée au niveau de sa main, et y grimpait sans la moindre difficulté, alors qu’il la suivait du regard. Et, avant même qu’il puisse réagir, elle s’était faufilée dans la manche de sa chemise, et continuait à monter, et monter encore.

En bon défenseur d’animaux qu’il était, il ne voulait pas lui faire de mal. Et pourtant, il faudrait bien qu’elle redescende, et qu’elle sorte de là, hein ? Alors il se mit à secouer le bras… Doucement, d’abord, puis de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’il aille heurter un des livres posés sur la table, qui alla s’écraser contre la chaise à côté de lui. Oops. Celle-ci ne résista d’ailleurs pas à l’impulsion, et tomba en arrière, sans qu’il puisse la retenir. Double oops. Sans plus attendre, il se leva de sa chaise, sans la moindre précaution - après le boucan infernal qu‘il venait de faire, toute précaution devenait inutile -, releva la chaise tombée, et alla récupérer le livre qui était allé atterrir quelques mètres plus loin. Se sentant fusillé par des dizaines de regards, il leva prudemment les mains.

- Shhhhhhhh.
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Selene Smith

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MessageSujet: Re: It's oh so quiet... || Selene   Jeu 28 Jan - 17:40




C’est un silence presque mortuaire qui pouvait planer en ce lieu de méditation. La bibliothèque. Celle-ci lui rappelait légèrement la bibliothèque de son lycée, à Londres, bien que celle-ci soit beaucoup plus grande, mais d’une sobriété identique. Selene venait souvent se réfugier ici, c’était comme un cocon lui rappelant son enfance. Une enfance pas très joyeuse, vous l’aurez compris. Elle se réappropriait ce silence qui fût le sien pendant plusieurs années, cette noirceur qui rongeait son âme jour après jour, cette solitude qui fût sa meilleure amie tant d’années durant. Venir ici était signe d’un retour aux sources, alors qu’elle se plongeait dans de nombreux livres sur l’Égypte. Pays symbole de sa renaissance, symbole de l’espoir qui pouvait scintiller dans son cœur malgré le chaos qui y régnait en maître. Néanmoins elle n’était pas comme ces élèves que l’on pouvait subtilement comparer à des rats. Elle aimait ça, agrandir davantage ses connaissances sur ce pays qu’elle aimait tant, ce n’était pas une contrainte, mais un plaisir. C’est à cela que se résumait son enfance, et sa vie. La plupart des enfants s’amusent, profitent de cet état d’innocence..La plupart son heureux. Ce n’est qu’en embrassant l’histoire égyptienne que Selene parvint à déverrouiller légèrement son cœur, et laisser la mélodie de sa voix s’affirmer petit à petit dans ce monde si cruel. Un monde qui pour lui donner la vie, retira celle de sa mère. Le poids d’un geste qui pesait toujours lourd dans son cœur, mais qui fût plus difficile à vivre lors de son enfance. Le plus dur après le fait de ne pas connaître l’amour maternel, c’est de voir dans le regard d’un père que l’on est un monstre, et non pas sa fille.

Aujourd’hui, contrairement à d’habitude, ce n’est pas l’Egypte qui la menait en ce lieu, mais la photographie. Photographie source d’une seconde passion, et qui fût la clé la délivrant de son mutisme durant son enfance. Voir le monde avec un autre regard et l’immortaliser éternellement pour que jamais cette vision ne tombe dans l’oubli..Oui, ça lui correspondait parfaitement. Elle voulait voir le monde avec l’innocence de son enfance. C’est donc pour se plonger délicieusement dans des photos réalisées par un grand photographe, et pour se laisser emportée au grès de ses rêves qu’elle vint ici, à la recherche d’une perle rare. Un livre d’un photographe qu’elle appréciait énormément A. Pons. Un homme au contact de la nature, un homme qu’elle enviait. Un homme livre, réalisant des photos d’une simplicité époustouflante et d’une beauté extraordinaire. C’est donc dans ce dessein précis qu’elle se rendit à la bibliothèque, et dans le rayon concernant cette option dans son cursus tourné vers l’archéologie. Ce rayon, tout comme celui de l’Egypte, était à ses yeux une mine d’or, un petit paradis où elle espérait avoir sa place un jour. Doucement elle fit glisser son index sur le dos des livres, jusqu’à ce que son mouvement s’arrête brusquement. Elle avait trouvé ce qu’elle cherchait. Il ne lui restait plus qu’à se trouver une petite place dans cet antre de la connaissance, et de se laisser transporter par la douce mélodie du silence et la beauté des images.

La surprise n’en fût pas tellement une lorsqu’elle vit la majorité des tables totalement occupées. Elle savait bien qu’il restait une place quelque part, à une table, ou du moins, elle l’espérait secrètement. Ne pouvant plus emprunter de livres pour le moment, ça serait plus que regrettable. Tandis qu’elle marchait nonchalamment au sein de la bibliothèque, son livre dans les bras, une perturbation sonore attira son attention. C’était un jeune homme…il fallait s’y attendre, la plupart ne savait pas concilier discrétion et silence. Selene n’était pas du genre à faire connaissance avec des inconnus mais visiblement sa table était la seule où il restait des places alors elle devrait faire un effort. Visiblement il s’était débrouillé pour faire tomber un livre, qui entraîna une chaise dans sa chute, ce qui était loin d’être la boulette la plus silencieuse du siècle. Elle esquissa un fin sourire amusé en le voyant faire, avant de s’approcher de sa table. Elle prit place sur la chaise qui se trouvait à terre, il y a encore quelques instants, et qu’il avait pris soin de relever. Et cela, sans le moindre gêne quelconque, la bibliothèque était un lieu public, et à priori, ce n’était pas sa table mais celle de Providence. Néanmoins, par politesse, elle s’exprima quand même, bien que ce fût à voix basse, celui-ci ayant déjà assez attiré l’attention sur lui pour la semaine. La bibliothécaire avait une mémoire impressionnante, et de son visage, elle s’en souviendrait sûrement un bon moment. Elle correspondait tout à fait au cliché de la femme qui aime les livres, dort avec les livres, et rêve des livres. Sa mémoire devait donc être adaptée pour retenir tous les livres sur lesquels elle veillait comme la prunelle de ses yeux.


« J’espère que ça ne te dérange pas si je prends place ici..»

Certes, il était évident que même si sa présence le dérangeait, elle comptait bien rester assise à cette table. Comme je l’ai dit précédemment, ce n’était que par politesse. En effet, Selene n’avait pas pour habitude d’être « chaleureuse » avec des personnes qu’elle ne connaissait pas. Ce jeune homme était inclus dans cette catégorie, bien que son visage ne lui était pas totalement inconnu. Peu importe d’ailleurs. Elle posa son recueil de photographies sur la table, observant quelques instants la couverture. A elle seule, elle donnait envie de dévorer le bouquin, elle était tout simplement splendide. Elle prit donc en main la couverture, et ouvrit le livre avec précaution, comme si c’était un trésor. Et ça l’était quand on savait ce que l’on regardait. Ce n’était pas de simples photos de paysages, ou des photos d’animaux banales, c’était des photographies dont l’odeur de la savane s’échapper pour venir nous envahir et nous transporter dans ces contrées lointaines et magnifiques, bien loin de la monotonie de Providence. Des couleurs, des contrastes, des effets de lumière, la beauté de la vie à l’état pur. Tout en regardant les photographies, elle posa son visage sur une de ces mains, tandis que de l’autre elle tournait doucement et délicatement les pages, savourant chaque photographie une à une. Mais c’était sans compter sur son beau voisin. D’ailleurs elle n’y fit même pas attention, un effet secondaire de cette rencontre dans ce café avec son professeur d’archéologie sûrement. Professeur qui hantait bien trop ses pensées.


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