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 Quand on n'est pas Brian Joubert... [PV Heaven S.]

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MessageSujet: Quand on n'est pas Brian Joubert... [PV Heaven S.]   Dim 31 Jan - 14:34

On était presque en Février, mois où l'hiver a déjà relativement bien avancé, mais j'avais pourtant l'impression que les températures battaient des records en fraîcheur! Il devait être quatre heures de l'après-midi, et pourtant les trottoirs étaient encore eneigés, à cause des rafales qui étaient tombés cette nuit, et j'avais été obligé de bien m'emitoufler, soit de me couvrir de je ne sais combien de couches de vêtements, pour sortir.
Parce que oui, je sortais cette après-midi, même si c'était un temps à faire fuir les ours polaires. Seulement avec mes amis, on avait prévu de se faire une sortie depuis longtemps, et, parce que les soirées billard-drague-tequila finissent par devenir lassantes, on avait décidé de se faire une sortie en journée, qui changerait un peu, mais qui nous permettrait de nous éclater. On avait longuement hésité entre le bowling et la patinoire avant d'opter pour la deuxième option. On savait qu'elle était en extérieur, et que, par conséquent, elle n'était pas ouverte toute l'année; et, en ces temps glacials, patiner nous semblait correspondre plus avec la saison dans laquelle nous étions.

C'est donc ainsi qu'on se donna rendez-vous devant la patinoire pour trois heures de l'après midi. Je chaussais rapidement mes patins, puis me lançais sur la glace. Il semblait que tout Providence avait eu la même idée que nous, puisque la patinoire était bondée. Des enfants, novices, étaient venus avec leurs parents, des ados étaient venus flirter en couple, des petits branleurs étaient venus se pavaner, et il y avait de nombreuses bandes d'amies qui se tenaient la main les unes les autres de peur de tomber. Mes amis et moi avions déjà patiné plus d'une foi auparavant, nous n'étions donc pas apeurés. Sans hésiter, je me lançai sur la glace et atteignit rapidement une allure assez rapide. J'adorais patiner, peut être parce que je savais que je pouvais tomber d'une seconde à l'autre, parce que je trouvais agréable le vent frais qui passait entre mes cheveux, ou parce que j'aimais cette sensations de glisser, voire de planer... Peu importe!

Cela faisait déjà près d'une heure que nous étions sur la glace, et j'étais maintenant sur de moi, et je patinais sur la glace comme un fou. Nous étions d'ailleurs entrain de faire une course avec mes amis, et bien qu'il y avait du monde sur la glace, j'arrivais à slalomer entre les personnes sans les destabiliser, et sans tomber. Seulement je n'ai pas pu éviter une petite blonde chancelante et hésitante, le choc fut inmanquable. J'essayai de ralentir avant de la faire tomber, mais j'avais trop de vitesse pour pouvoir éviter quoique ce soit. J'hurlais donc un "attentiooon", en ouvrant grand mes yeux et ma bouche, et en raidissant mes bras devant moi. Melheureusement, j'entraînai dans ma chute la jeune fille, et cinq secondes plus tard, nous étions tous les deux à terre.
Confus, je bredoullais quelques paroles d'excuses maladroites, comme "excusez moi" ou "je suis vraiment désolé" mais encore "je n'ai pas pu m'arrêter" ou "je regrette" et conseillais à la jeune fille de ramasser ses mains. Je ne suis pas vraiment peureux, mais s'il y a une chose que je crains à la patinoire, c'est bien de me faire couper les doigts par un patineur fous, comme moi. Une obsession ridicule, et si en plus d'avoir fait tomber la jeune femme, j'étais la cause d'une amputation de ses doigts, je ne me le pardonnerais jamais. Une fois levé, je tendis ma main vers la jeune blonde pour l'aider à se relever. Je n'arrivais pas à lui donner un âge. À première vue, elle avait un air enfantin, espiègle et pétillant, et faisait donc plus jeune que moi; seulement en restant regarder ses yeux, il y avait quelque chose qui me faisait dire qu'elle pouvait peut être être plus agée que moi, en effet, il y avait comme un vécu douloureux dans ses yeux, et une sensibilité particulière.
Embarrassé et troublé, je lui demandais si elle n'avait rien de cassé et si elle n'avait mal nulle part. Je m'excusais une fois de plus, et faisait mon mea culpa.
Je suis vraiment désolé de vous avoir heurté... Tout est ma faute, on faisait une course avec des amis et quand je vous ai vu, c'était trop tard et impossible de vous éviter. Vraiment, je regrette, j'espère que vous n'avez mal nulle part?!

Honteux, je l'attirais vers le bord de la patinoire pour ne pas qu'un autre pseudo-patineur-expert nous rentre dedans. "Je ne sais vraiment pas quoi faire pour me faire pardonner!" J'enlevais un peu de glace qui collait à mon pantalon, et déclarais en rigolant "Personnellement, je n'ai plus très envie de patiner..." Ce n'était pas vraiment le temps des blagues. J'allais rapidement vers un de mes amis, lui expliquais la situation et finis par lui dire que je rentrais, que j'enlevais mes patins pour aujourd'hui. Je revenais ensuite vers la jeune blonde. Je ne savais pas comment lui parler: si je devais la tutoyer, la vouvoyer, si elle allait m'égorger ou si elle allait en rire. À vrai dire, je ne lui avais pas vraiment laissé le temps de parler, j'étais tellement gêné d'avoir agi comme un ado prépubère vantard en train de faire une course avec ses amis sans se soucier des autres. J'avais l'impression d'être un petit branleur, et sûrement pas un homme. Je cherchais désespérement quelque chose pour lui prouver que j'étais un chic type et pas un nullard, quand finalement je lui proposais: "Je vous offre le dîner de ce soir!" Et je rajoutais, pour lui assurer que, vraiment, j'étais un homme digne de confiance et pas une brute: "Dans le meilleur resto' de la ville!" J'optais pour des faux yeux de chien battu supliant, essayant de la faire rire pour ne pas qu'elle m'en veuille de trop, et lui fit une moue comme pour lui implorer d'accepter. Je lui tendis mon bras comme un gentleman et lui redemandais une fois de plus? "Acceptez vous cette offre, mademoiselle...?" Mademoiselle comment, au juste? J'étais entrain d'inviter une inconnue à dîner à une des meilleures tables de la ville sans savoir son prénom, son nom, d'où elle venait, son âge, etc... C'était un pari risqué, mais, à vrai dire, je ne voyais pas tellement comme une petite blonde en sucre d'orge pourrait me faire du mal. À moins que son mec ne soit juste derrière moi.
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MessageSujet: Re: Quand on n'est pas Brian Joubert... [PV Heaven S.]   Lun 15 Fév - 18:48


    Aujourd'hui était une journée que je n'aimais pas. Aujourd'hui c'était une de ses journées où je préférais rester totalement seule avec moi-même. Il a des jours comme ça où j'ai le sentiment d'avoir besoin de m'isoler de tout pour me recentrer sur moi-même sur ma vie. Vers quoi je tends, vers où je vais, de quoi sera fait mon avenir, tant de question qui restent toujours inlassablement dans la pénombre du doute. C'était un jour comme ça. J'étais partie dans l'après-midi, chaudement vêtue pour affronter le froid qui persistait encore, une écharpe autour de mon cou, j'avais tendance à tomber très vite malade si je ne me couvrais pas assez. J'avais prévu d'aller patiner, glisser sur la glaçe et oublier, me vider totalement l'esprit.

    En sorte de vider j'en avais peut-être vidé trop car soudain se fut le choc! Je n'entendis même pas qu'on me hurlait dessus pour me dire de faire attention, j'étais bien trop absorbée, ce ne fut que quand mes fesses touchèrent durement le sol gelé que je repris mais esprit.

    Aieuuuu!!!!lachais-je alors.

    Ben oui aie, ça fait mal de se faire percuter de cette manière abrupte alors que vous ne vous y attendez pas du tout. Ramassez vos main, pardon, je suis désolé. Un flot de paroles continues, lançées à tout va. Hein? Moi je n'étais pas encore complètement redesendue de mon petit nuage, je regardais d'une manière un peu bête, le jeune homme qui se tenait devant moi à me tendre la main. Je la pris et je fus à nouveau sur mes deux jambes. Pourquoi je n'avais pas explosé de rage suite à cette jolie poussade? Bien j'avais l'esprit ailleurs.

    Hein...heu non y'a rien de cassé mais c'est bon ne vous justifier pas ça peut arriver.

    Entrainée par la main sur le bord de la patinoire, je finis par m'adosser à la rembarde. L'envie de patiner m'était complètement passée. Je soufflais me remettant de mes émotions mais le jeune homme lui continuait toujours de parler, encore et encore, un vrai moulin à paroles. Je finis par éclater de rire, c'était plus fort que moi. Je ne me moquais pas de lui mais l'invraisemblance de la situation était telle que le rire l'emporta sur tout autre sentiment. Mon rire cessa automatiquement à son invitation, une invitation au resto. Pas banal; là je ne m'y attendais pas du tout. Pour capter mon attention alors ça il l'avait captée.

    Heaven Silver...c'est mon nom.dis-je comme pour préciser. Diner ce soir? Et bien c'est plutot pas banale comme invitation de la part d'un inconnu.

    Mes paroles s'accompagnèrent d'un sourire franc, le jeune homme ne semblait pas bien méchant. Elle était tentée d'accepter puis il semblait tellement ennuyé de l'avoir fait tomber que s'en était touchant.

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MessageSujet: Re: Quand on n'est pas Brian Joubert... [PV Heaven S.]   Ven 19 Fév - 22:49

Heaven Silver, c'était son nom. Je ne pu m'empêcher de sourire à la pensée que son prénom évoquait le Paradis, et son nom l'argent. Je me demandai comment ses parents avaient pu oser l'appeler ainsi. Non pas que ce fut horrible -c'était même très joli-, mais c'était quand même étonnant, et osé.
Je me présentai à mon tour: Enchanté, je suis Ted Collins.

La perspective d'aller dîner avec moi ce soir ne semblait pas vraiment l'emballer: elle souriait franchement mais n'accepta pas mon invitation, ou du moins, pas tout de suite. Elle jugeait cette invitation peu ordinaire de la part d'un inconnu, j'en déduis donc qu'elle hésitait quant à accepter ou non.
À vrai dire, je me sentais assez coupable de l'avoir fait tomber: j'avais l'impression d'être un gros lourd égoïste en sortie avec ses potes balourds à la patinoire. J'avais l'impression d'être un branleur de seize ans qui s'apprêtait à passer une soirée playstation.
Pour la convaincre de me suivre, j'insistais un peu, en y mettant une note d'humour: Je ne vous garantie pas une compagnie du tonnerre, dis-je en me dévisageant, mais vous pourrez au moins vous rabattre sur la nourriture! Ils font les meilleurs sushis des Etats-Unis!
Pour être un fan de sushi, j'en étais un! J'adorais manger, et surtout les mets les plus farfelus: chaud/froid, sucré/salé, plats ultra-pimentés... J'adorais tenter toutes les saveurs, les mélanger... Je me laissais facilement tenter par la nouveauté. Quelques déceptions à mon actif, mais chaque trouvaille en vaut le coup, rien que pour le goût de la découverte.
Les sushis satisfaisaient donc pleinement mes envies les plus folles. Les sauces pimentées qu'on servait avec me régalaient, ainsi que le craquant et le moelleux des sushis eux-même.

Mais assez parlé sushi et gastronomie.
J'avais en face de moi une jolie blonde que je venais d'inviter à dîner, et elle n'avait pas encore accepté. Au lieu de rester planter là, accroché à la rambarde de la patinoire, je m'avançai vers la sortie. Je marchais étrangement sur le sol avec mes patins, et j'espérais qu'elle ne prêtait pas trop attention à ma démarche peu élégante. Je m'asseyais sur un banc en prenant soin de laisser une place à Heaven pour qu'elle puisse enlever ses patins. Une fois assis, j'otais les miens et remuais mes orteils quelques instants avant de recaler mes pieds dans mes chaussures. J'essayai de le faire avec le plus de discretion possible, puisqu'il est bien connu que les chaussettes d'hommes ne sont pas les plus aphrodisiaques au monde.
Bien sûr, je n'étais pas dans l'objectif de la draguer, et l'objectif de ma soirée n'était pas de finir avec elle dans un lit, mais Heaven était une femme, moi un homme, et puisque nous ne nous connaissions pas, je n'avais pas ce statut d'ami. Je restais donc dans ma position de mâle séduisant et séducteur, au cas où.

Une fois chose faite, je me levai, sautillai légèrement sur mes jambes pour me réhabituer au sol, et lui redemandai en prenant une moue suppliante: Si je peux te tutoyer, tu ne peux pas refuser, Heaven... Un Ted Collins n'invite jamais deux fois! déclarais-je en riant, tradition Anglaise! Tradition bidon inventée dans la minute. À vrai dire, je ne connaissais d'ailleurs aucune tradition anglaise hormis celle de boire le thé à n'importe quelle heure du jour comme de la nuit dans des tasses de porcelaine et avec le petit doigt levé.

Je réfléchissais quelques instants puis déclarai enfin subitement: Le cap'tain cook me paraît être approprié pour l'occasion... Puis, en rigolant, je pris mon manteau du casier, le mit, sortit mes clefs de voiture et lui déclarai: Si dans trois secondes tu ne m'as pas donné ta réponse, tant pis je pars! avec le ton d'un père menaçant son enfant. Tant pis, tu devras manger au Mac Do! Le mac do n'était pas une punition pour moi, évidemment, mais c'était bien le dernier endroit où j'inviterais une jolie blonde après l'avoir renversée à la patinoire.
Je commencai à compter: Un... Deux...


[HJ: Pardonne moi ce post médiocre sûrement tissé de fautes!!!]
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MessageSujet: Re: Quand on n'est pas Brian Joubert... [PV Heaven S.]   Lun 22 Fév - 19:56


    Quelle étrange rencontre, ce jeune homme était vraiment spécial. Ted Collins, je mis un nom sur ce visage, les présentations d'usage étaient désormais accomplies mais ce qui me tranparaissait plus du jeune homme était cet incroyable, cet incommensurable aplomb qu'il avait en me parlant. Il y allait franco, droit au but sans détour et sans vraiment draguer. C'était bien la première fois que j'étais désarçonnée de la sorte par quelqu'un, suffisament pour atiser ma curiosité. Ou alors se sentait-il vraiment confus de m'avoir percutée de plein fouet? Surement pourtant les incidents de se genre arrivait, il n'avait pas fait exprès de me faire tomber. Pourquoi lui en tenir rigueur?

    Des sushis? Je n'en avais jamais mangé de ma vie, bien que très épicurienne en cuisine, je ne m'étais jamais risquée à manger du poisson cru, ou encore ce truc hautement dangereux que certains restaurants de sushis servent. Du...Fugu servit en sashimi ou en nabe, ce poisson était préparé que par des cuisiniers obtenant un licence spéciale, car mal préparé le poison qu'il renferme est plus virulent que le cyanure. Il ne me laissait pas vraiment le temps d'engager plus la conversation ou de répondre, qu'il s'en allait déjà déchausser ses patins. Je l'imitais m'asseyant près de lui sur le banc, elevant les patins et remettant mes chaussures comme si de rien n'était. Je me relevais aussi, comme si nous étions coordonnés sur les même geste, et je relevais la tête vers lui.

    Je ne peux pas refuser? Jamais deux fois? Mais quel incroyable culot! J'étais tellement étonnée, que je ne pû m'empêcher de rire, un éclat de rire de bonne humeur. Je...mais heu...atteeeeend une minute.

    Le voilà qui se mettait à compter maintenant, non mais il fallait que je retrouve mon souffle dans ce fou rire moi. Je n'en revenais toujours pas c'était bien la première fois qu'on m'invitais quelque part de cette façon mais Ted ne semblait pas méchant, ni être un chasseur de demoiselles.

    Ted Collins vous êtes quelqu'un de...de très original mais j'accepte votre invitation oui.finis-je par lui répondre. Pourquoi pas après tout, si ça lui faisait plaisir de l'inviter à diner. Ce n'était pas dans mes habitudes d'accepter les invitations d'inconnus. Je me demandais même la tête que ferait Abbey si elle me voyait en ce moment, nul doute qu'elle ouvrirait de grands yeux sur ma réponse au jeune homme.
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MessageSujet: Re: Quand on n'est pas Brian Joubert... [PV Heaven S.]   Dim 14 Mar - 18:18

J'étais, selon elle, quelqu'un de très original. Je ne m'étais jamais considéré comme tel, mais en y réflechissant, c'était vrai que j'accordais assez d'importance au fait d'être "unique" et de me démarquer des autres. J'avais toujours ignoré ceux qui ne faisaient que copier les autres, ainsi que les personnes qui rentraient trop "dans le moule". Vouloir toujours être à la mode, écouter la musique populaire, être "in", m'avait toujours semblé secondaire. Bien sûr, j'aimais bien être bien habillé et écouter de la musique qui me plaisait ; mais je n'avais jamais aimé quelque chose sous prétexte que c'était à la mode, enfin, je n'avais jamais fait semblant d'aimer quelque chose. Je me posais tout de même une question : vouloir à tout prix être différent, n'est-ce pas au fond être comme tout le monde ?
Peu importe, le fait était qu'Heaven Silver acceptait mon invitation, et avec plaisir me semblait-il.
Après l'avoir gentillement menacée, je rangeais finalement mes clefs de voiture dans mon manteau : je n'en aurais pas besoin. Le cap'tain cook n'était pas loin de la patinoire, et y aller à pieds ne nous prendrait pas des heures. À dire vrai, je m'étais laissé un peu de temps pour réfléchir à l'endroit où je l'inviterais à dinner ; il était clair qu'elle ne monterait pas en voiture avec un inconnu -même moi je ne le ferais pas-, il fallait donc que je trouve un bon restaurant chic et pas très loin de l'endroit où nous étions. C'est donc ainsi que mon choix s'était arrêté sur le cap'tain cook. J'étais prévoyant, c'est vrai, mais on me disait aussi imprévisible.
Je lui proposa donc mon bras pour qu'elle le prenne, et marchais en direction du restaurant. Une fois arrivés, des serveurs vinrent rapidement prendre nos manteaux et nous proposer une table. Le restaurant était décoré aux couleurs du Japon: rouge et blanc étaient de rigueur, mais étaient assortis de manière que la décoration fut douce, légèrement intimiste, et surtout pas tape-à-l'oeil. Les serveurs et serveuses étaient vêtus de vêtements traditionnels, ce qui me paraissait peut être un peu "too much", moi qui appréciait quand même la sobriété. Mais ces tenues contribuaient tout de même à reconstituer au mieux l'ambiance Japonaise, et je ne pu que la considérer avec respect. Le restaurant était parfumé à l'odeur de ce qui mijotait en cuisine : des odeurs pimentées et plus épicées les unes que les autres venaient titiller le bout de mon nez, ce qui n'était pas sans me satisfaire.
Mais je me résolus finalement à sortir de ma rêverie pour accorder plus d'attention à mon invitée. Un serveur nous apportait la carte alors que je lui demandais si elle voulait un appéritif. J'ouvrais la carte qui me proposai et la parcourait rapidement de la première page à la quatrième de couverture, pour finalement revenir sur la double page consacrée aux sushis. Puis, pour continuer avec mon attitude de gentleman, je m'interessai à elle en lui demandant ce qu'elle faisait à Providence : vacances, vis-tu ici ou étudies-tu ici? Sans vouloir m'avancer vulgairement, je trouve que tu as un petit air de Frenchie ; sans l'accent. J'en déduis donc que tu as des origines Francaises mais que tu es née en Amérique; et que tu es ici pour tes études, ou alors en simple week end, lui dis-je en rigolant. Mais je ne voyais qu'elle ne réagissait pas, c'était donc fort probable que je me sois planté sur toute la ligne. C'est vrai que je ne suis pas très doué en ce qui s'agit de deviner la vie des gens.
Je me replongeais finalement dans la carte du restaurant. Je regardais les sushis précisemment un à un comme si, rien qu'en les examinant minutieusement, j'allais savoir lesquels étaient les meilleurs. Je vis que le serveur se dirigeait vers nous, sûrement pour prendre notre commande ; je relevais alors la tête vers Heaven pour lui annoncer en lui faisant un clin d'oeil : Je ne te laisse pas choisir ce que tu vas prendre en entrée. Ce sera des sushis pour nous deux. Mais ne t'inquiète pas : tu seras libre de choisir ce qui te plait ensuite! Puis je me tournai vers le serveur pour lui commander quelques sushis : j'en avais choisi quelques uns que je connaissais déjà -et qui étaient mes préférés-, et d'autres que je n'avais encore jamais goûté ; le tout accompagné d'un assortiment de sauces plus ou moins piquantes.
Quand le serveur fut parti, je me retournai vers Heaven. J'espère quand même que ça te plaira... Puis j'ajustais bien ma serviette sur mon assiette, en un geste un maniaque et stressé. Parce que oui, je l'étais tout de même un peu : dînner avec une inconnue n'était pas dans mes habitudes et je me demandais ce que j'allais bien pouvoir lui raconter. Je n'avais pas peur des "blancs" dans une conversation, mais cela risquerait sûrement de la gêner. Puis je me souvenai que je n'arrivai pas à lui donner un âge : 16, 20, 23 ? À mes yeux, elle pouvait être une adolescente dans la fleur de l'âge autant qu'une femme mariée et mère de famille. C'en était gênant, je lui demandais donc, sans vouloir être indiscret, quel âge elle avait. C'est à ce moment là que je vis au loin le serveur qui arrivait avec notre entrée...
[HJ : je suis infinement désolée du retard!]
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