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 Un retour aux sources [ft.Marcus O'Connell]

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America MacKinley

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ETUDES : médecine générale
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● INSCRIPTION : 02/03/2009
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MessageSujet: Un retour aux sources [ft.Marcus O'Connell]   Dim 21 Mar - 19:29






FLASHBACK.


    Bref retour en arrière. Un mec, un avion et une fille. Jungle péruvienne, un aventurier des temps modernes Marcus O'Connel emmène sa Lara Croft en herbe America pour un petit voyage de plaisance, disait-il!Un saut en parachute plus loin et voilà nos deux amis perché dans un arbre. Un branche qui craque plus loin, les voilà avec un félin assomé. Trois petits tours et puis s'en vont, une corde lachée et les voilà saucissonnés devant une bande de sagouins sauvages et cannibal. Une America trempée, une et une énorme crise de nerfs pour un séducteur finalement étonné. Que de mésaventures, quelle savante recette celà donne-t'il? Un Marcus qui malgrès ses airs de gros bourru qu'il aime se donner décide de se faire pardonner d'une manière qui étonnerat la jolie brunette qui l'accompagne. De retour à la civilisation, il s'approche d'elle et lui dit: " Toujours prête à me suivre les yeux fermés?" Un test? Lui fait-elle toujours confiance après avoir risqué sa vie de cette manière. "Biensûr" qu'elle lui répond. Oui elle est comme ça notre petite America, elle suivrait son confident, son meilleur ami depuis des années jusqu'en enfer s'il le fallait. Logique ou illogisme total? Allez deviner ce qui pousse cette jeune femme atypique à se remettre ainsi à ce jeune homme...

    Hotel "Casa Nostra" du Pérou.

    Une chambre au 13ème étage, une jeune femme et des valises prêtent et pleines à craquer attendent en plein milieu de la pièce. Doucement, elle sent dans son dos, le jeune homme qui s'approche. Une étoffe douce mais la plongeant totalement dans le noir obscur le plus total se pose sur le regard ambré d'America.

    Marcus...Marcus à quoi joues-tu? "chuuut laisse-toi faire..." lui répond-t'il.

    Elle ne craint rien, notre petite brésilienne, elle se laisse guider par lui. Un taxi, puis un aéroport. Nous retrouvons nos deux protagonistes à 10000pieds dans les cieux. Mais cette fois-ci c'est un vol commercial, un vol agréable et non mouvementé, la seule ombre au tableau ce sont les divers chuchotements que la jeune femme saisit des passagers qui se demande pourquoi diable cette jeune femme à les yeux bandés. Mais malgrè le ridicule de la situation, malgré qu'elle ai l'air complètement idiote comme ça, la jeune brune ne se démonte pas. Il veut lui faire une surprise certainement ou alors c'est un prétexte, un simple prétexte pour la rendre complètement ridicule. Quoi non c'est pas ça? Pourtant ce serait bien son style ce genre de petite blague débile.

    Bem vido ao Brazil.
    Ceux qui connaissent un tant soit peu America savent que la mère patrie, la terre d'origine de la jeune femme c'est le Brésil. Brésil terre de contrastes, plu qu'un pays, un continent faisant 16 fois la France. Ses plages, son soleil, sa musique, la folie unique au monde de son carnaval,...De l'Amazone infini aux collosales chutes d'Iguaçu, du quadrilatère de la sécheresse au territoire marrécageux de Pantanal, ici la nature atteint les extrêmes de la démesure.

    C'est ici aussi qu'ils se sont connus, d'une manière des plus étrange. Lui qu'elle avait cru sdf, tant son apparence ruineuse et délabrée rebutaient les passants. Allongée comme un pauvre malheureux sur un banc du village. Fille au bon coeur, elle lui a offert l'hospice, une bonne douche, le gîte et le couvert, et elle découvre un jeune homme à peine plus agé qu'elle, plutot séduisant. Cet aide de fortune devint autre chose, il resta avec elle plusieurs mois durant. Bon Maman MacKinley au départ voyait d'un drôle d'oeil tout celà mais America et Marcus furent toujours des plus corrects, il avait de bonnes manières et se n'était pas négligeable. C'est ainsi qu'ils devinrent proches, des amis proches, les meilleurs peut-être bien jusqu'au jour où il lui annonçat son départ et où il lui confia sa véritable identité. Mais celà ne changea rien au regard que la jeune femme portait sur lui, rien du tout, il aurait pû être un criminel en fuite, un roi, un prince, ce qui avait séduit la jeune femme était son intégrité et la grandeur d'âme de Marcus. Elle le connaissait presque par coeur...presque car on ne connait jamais complètement quelqu'un.

    Revenons à nos moutons, les deux jeunes gens sont à présent de nouveau dans un taxi. Tout ce que la jeune brésilienne a pu présentir du lieu qui l'entoure c'est qu'on y parle sa langue d'origine, on y parle portuguais mais il ne se parle pas qu'au Brésil, il est donc pour elle difficile de se situer pourtant un sentiment de bien-être à envahit la jolie brune, entendre ces accents, cette langue est une mélodie à ses oreilles. Ayant depuis un moment déjà le mal du pays c'est avec nostalgie qu'elle écoute les gens parler autour d'elle.
    Le taxi s'arrête et Marcus l'aide à descendre, ils sont dans son village natal mais America ne le sait toujours pas! Quelle sera sa réaction, face à cette surprise totalement imprévue.



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MessageSujet: Re: Un retour aux sources [ft.Marcus O'Connell]   Mar 23 Mar - 19:42



    D’une main de maitre il tisse le linceul la promulguant à la nuit éternelle. Ils sont dans une chambre d’hôtel, les maigres pesos à disposition ne leur ont pas permis de faire chambre à part mais le gars s’est assoupi sur un siège à l’écart, lui laissant tout de même tout le confort d’un matelas qu’il aurait aimé partager. Pas pour cette fois et pas avec elle… Durant la nuit, O’Connell a eu une idée étrange. La regarder dormir, les lueurs d’une lune éclairer les traits fins de son visage partiellement camouflé sous cette cascade de boucles ambrées lui ont fait connaitre un bien curieux sentiment. Il l’a contemplée un bon moment avant de s’éclipser en douce sur le balconnet. La porte s’ouvre et laisse se faufiler un filet d’air frais mais pas désagréable en cette saison. Et pour tout vous dire, il ne faisait pas moins de vingt-cinq degrés dans les appartements. C’était à se demander comment elle faisait pour trouver le sommeil par une telle chaleur.
    Vêtu légèrement pour ne pas dire chemise, short et tongues, il se rend jusqu’aux rambardes et sort de sa poche son téléphone qu’il ouvre aussitôt. Ses doigts le conduisent très vite dans son répertoire, une idée fixe en tête… Micro à l’oreille, il se retourne vers la baie vitrée donnant sur la chambre et fixe les formes généreuses mais drapées de la belle endormie avant de se replonger sur le jardin à des mètres en contre bas.

    ₪ Boa noite senhora MacKinley. Como vai você? Sim. Sua filha está bem. Provavelmente, vamos ver amanhã. Sim sim .... amanhã. ₪

    Il n’était pas très doué en portugais, faisait des fautes d’accord et la plupart du temps n’arrivait pas à vouvoyer la mère comme l’aurait voulu la bienséance mais le temps passé au Brésil dans la demeure des MacKinley lui avait enseigné les bases nécessaires afin de dialoguer librement en ville par ses propres moyens. Ne plus être assisté comme un gosse lors de ses escapades dans les quartiers chauds de la cité lui faisait le plus grand bien mais il avait fallu beaucoup de travail et de persévérance pour atteindre un tel niveau.
    Satisfait de son coup de fil, il raccroche et reste accoudé, le sourire aux lèvres en pensant insouciant à ce complot quand de ses doigts glisse son trousseau de clefs. * Et merde…. * Il se penche instantanément en essayant d’entrevoir le point de chute mais à cette hauteur c’était peine perdue. Un faible espoir l’amène à quitter la chambre, ses papiers d’identité dans la poche arrière pour descendre quatre à quatre les étages. Arrivé au rez-de chaussée, c’est le concierge, un balai à la main, affairé à sa sale besogne qui lui glisse ironiquement : ¿ Por el noche agitada señor?. Si si Lui répond-t-il sèchement. En quoi cet abruti se mêle de ses affaires ? Sans doute devait-il penser que son amante l’avait châtié de la chambre à coucher… Marcus accélère le pas jusqu’à l’entrée et commence par se retourner face au bâtiment les pieds dans la pelouse. Sa tête se penche en arrière et il aperçoit beaucoup plus haut tout un ensemble de barreaux à chaque étage sans pouvoir reconnaitre avec exactitude duquel les clefs avaient bien pu chuter. Sa paume vient s’abattre sur sa nuque alors qu’il tente de deviner la trajectoire de ces dernières. Quand il recule de nouveau pour admirer plus convenablement la bâtisse, une main se pose délicatement dans son dos et un accent angélique lui demande si ceci n'est pas par le plus grand des hasards à lui… Belle langue que l’espagnol, beaucoup plus facile que le portugais… C’est le concierge qui en fait une tête quand O’Connell revient sur ses pas avec cette délicieuse jeune femme, porto-ricaine si sa compréhension est exacte. Ils discutent autour d’un verre dans le bar de l’hôtel encore ouvert en cette heure tardive mais incroyablement bondé de chicos .

    Des heures plus tard…
    Les aurores pointent le bout de leur nez au travers des doubles rideaux, lesquels sont à moitié démontés mais qu’importe, bientôt une femme de chambre aura le privilège de ranger ce petit désordre provoqué par Monsieur et Mademoiselle. Marcus ne prend même pas le temps de lui laisser un mot, il la regarde tout comme il l’avait fait avec America et quitte la chambre sans un bruit. Il emportera au moins un souvenir agréable du Casa Nostra.
    Pas mécontent de lui, il revient dans celle de Mackinley, qui dort toujours. Il n’en est pas réellement surpris, toutes leurs aventures ont du l’exténuer. La première chose qu’il fait c’est d’aller prendre une douche. Il se dit qu’il vaut mieux réveiller son amie de toujours plutôt qu’une fille qui pourrait lui coller les basques toute une vie. Et puis de toute façon c’est l’heure de la réveiller la grosse.


    A présent le voilà qu’il lui ôte toute possibilité de voir. Étrange de le faire dès à présent plutôt que dans la dernière ligne droite les conduisant dans ce petit patelin du Brésil mais la bitch n’est pas stupide. Il lui glisse à l’oreille qu’il a une surprise… Elle s’exécute sans la moindre plainte. C’est qu’il en a de l’effet sur elle pour obtenir un tel résultat! Plus tard (oui nous allons sauter les passages ennuyants comme la réplique lancée à l’hôtesse de l’air…vous voulez l’entendre ? Très bien mais ne soyez pas choqué, c’est du Marcus tout craché).
    Je disais donc, les voilà tous deux en classe affaire direction le berceau de la rosette (America, pas le saucisson). Cotes à cotes, ils ont pris, ou du moins Marcus a payé, deux tickets pour des sièges mitoyens. La pauvre malheureuse est toujours les yeux bandés quand une ravissante hôtesse les aborde, attirée par la curiosité. D’une voix douce elle propose des paquets d’arachides mais O’Connell prend très vite les devants. Manquerait plus qu’elle leur souhaite un bon voyage sur Brésil Air Lines ce qui lui mettrait la puce à l’oreille.
    Cacahuètes ? Oui merci, j’en ai déjà deux grosses là, imposantes je vous l’accorde.
    La jeune femme, gênée par sa réponse et ne sachant pas comment réagir, glisse un paquet sur ses genoux et s’empresse de repartir. La grande gueule finit par s’endormir durant le reste du vol…

    Quelques heures plus tard...
    Le taxi s’arrête. Après tant de trajet les voilà aux pieds de la demeure familiale. C’est Maman MacKinley qui va être contente de revoir sa chère fille. Quand à revoir le play boy, c’est une autre histoire. Elle l’a toujours vu d’un mauvais œil depuis le début de leur rencontre, faute de la première image qu’elle a eu de lui certainement. Mais Marcus s’en fait déjà toute une joie. Rien au monde ne lui ferait plus plaisir que de la contredire de plus belle. Au fil du temps elle avait su l’apprécier mais d’une entente de celles entre gendre et belle-mère, de celles qui font des étincelles au moindre faux pas.
    Le grand brun est le premier à descendre naturellement puis il contourne en vitesse le taxi et aide la demoiselle à son tour pendant que leur chauffeur décharge les valises du coffre. Elle ne peut encore avoir de certitude sur leur localisation et pourtant il est persuadé que déjà elle en a une petite idée.

    C’est alors que la plus radieuse de toutes fait son apparition sur le perron… Mme Mackinley, dans un splendide paréo. A la brillance surnaturelle dans ses yeux, on imagine très vite qu’elle est sur le point de partir en larmes, forte étonnée de les voir ici même si elle fut prévenue tantôt. Marcus fait un pas vers elle d’une main tendue pour la saluer quand elle s’approche d’eux mais cette dernière va directement se jeter sur sa fille, lançant un gros vent à celui-ci qui reste planté seul comme un idiot. Les vieilles habitudes ont la vie dure. Elle arrache le bandeau d’America en l’insultant de noms d’oiseaux en tout genre. Encore une chance ces mots là, il ne les comprend pas. Et pendant que les deux femmes du pueblo refont connaissance bon gré mal gré, le grand idiot va payer le chauffeur pour se rendre compte finalement une fois cette tache effectuée qu’elles lui ont laissé le soin de ramasser toutes les valises….


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America MacKinley

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MessageSujet: Re: Un retour aux sources [ft.Marcus O'Connell]   Lun 29 Mar - 0:22

    Alors qu'elle attend toujours les yeux bandés comme a colin-maillard ou version plus sexy: un petit jeu pervers, America frissonne en entendant des noms d'oiseaux criés sur tout les tons par une voix aigue et haut perchée qu'il lui semble connaître plus que bien. Hein? Qui que, quoi dont et où, une surprise, un questionnement intérieur qui vient semer un trouble dans l'âme de la jeune brésilienne. Le bandeau s'arrache promptement et des bras viennent la serrer, fort très fort même, les femmes MacKinley ont de la poigne sous l'émotivité. La jolie brune pose délicatement les siennes sur les épaules de sa mère, elle est un peu stupéfaite, elle se rend compte de ce que Marcus fait pour elle, il pense faire bien et il n'est pas vraiment dans le faux car son pays natal lui manquait énormément. Mais la joie n'est pas entière, America est sur la réserve, la dernière fois qu'elle a vu sa mère, les choses nétaient pas vraiment au beau fixe. Pourtant c'est sa mère et on en a une seule dans la vie mais les rapport parents-enfants ne sont pas toujours un modèle exemplaire.

    Pourtant personne ne peut remarquer la réserve dont fait preuve la jeune femme, et elle se voit entrainée dans la maison familialle où jadis elle a connu de bons moments et où elle a tout un tas de souvenirs dont les prémisces de sa relation d'amitié avec O'Connel.

    Mamãe!...docemente...eu sou alegre de ti encontrar.

    Sa mère ne lui laissait même pas le temps de remercier ou d'adresser quoique ce soit à Marcus, sans compter que son sang n'avait fait qu'un tour quand celle-ci avait traité le jeune homme de tout les noms. Voilà bien une chose que la jeune femme horripilait de la part de sa chère maman, celle-ci n'avait jamais vraiment supporté la promiscuité entre les deux jeunes gens. D'ailleurs à un moment madame MacKinley avait pensé qu'il cherchait à séduire sa jolie petite fille, elle n'avait jamais bien compris le lien qui les unissait, sans doute était t'elle dans son bon droit de se poser la question.

    Après moulte embrassades entre les deux brésiliennes, America s'excusa auprès de sa mère prétextant qu'elle voulait retrouver ses marques dans la maison, installer leurs affaires et se reposer car elle était épuisée par le voyage et le décalage horaire, ce qui était tout à fait faux mais elle n'aurait pas supporté une question de plus de la part de sa mère en ce moment. "Comment vas-tu? Et tes études de médecine? J'espère que tu fais bon usage de l'argent que ton salopard de père t'a légué? T'es encore avec ce coco là quand te décide tu a me présenter un gendre convenable..." s'en était beaucoup trop que ce que la jeune étudiante en médecine pouvait ingérer en quelques minutes. Stop stop stop de l'air, elle va exploser. Sa mère fut releguée à la cuisine, va donc nous préparer à bouffer, tu feras quelque chose d'intelligent pour une fois.

    America rejoignit alors Marcus dans l'entrée. Le pauvre se farcissait toutes les valises et elle ne voyageait pas vraiment léger sa copine. Elle posa une main sur son épaule alors qu'il se dépetrait des ses fardeaux. Elle lui pris la valise qu'il tenait encore dans la main, plus un sac à dos et lui sourrit presque tendrement.

    Merci...lui dit-elle s'en rien ajouter d'autre. Lui sauter dans les bras, elle l'aurait bien fait oui mais c'était trop expensif. Elle lui adressa un léger signe de tête pour lui dire de la suivre. Tu viens on va déposer les valises dans ma chambre. et elle se mit à grimper les escaliers qui menait à l'étage.

    Quand elle ouvrit la porte, elle constata que rien n'avait changé, rien n'avait bougé de place en presque quatres années. La chambre était immaculée, les rayons de soleil pénétrant par la grande baie vitrée qui menait sur une petite terrasse fleurie. Elle déposa les valises et se tourna vers Marcus qui en faisait de même. Elle s'approcha alors de lui et sur la pointe des pieds, car oui il était plus grand qu'elle, elle déposa un baiser sur sa joue. En se reculant, elle le scruta la tête imprimant un léger mouvement négatif.

    Tsttt, tu fais toujours ce qu'on s'attend le moins à ce que tu fasses, c'est un joli cadeau...mais je sais pas si je suis prête.

    Prête, prête à quoi? A revoir sa mère, a enterriner la hache de guerre détérrée il y a quatre ans? Mais comment lui en vouloir, il ne pouvait pas savoir, elle ne lui avait jamais raconté comment c'était passé son départ du Brésil, confidente qui ne lui confie rien, bien joué Am' mais bon. Etre ici lui faisait quand même du bien mais ca l'effrayait aussi...et si tout changeait, tout basculait et qu'elle décide de façon innatendue de ne pas rentrer à Providence? Elle laissa alors le jeune homme sur place, on peut aisément voir qu'une ombre plane sur elle, que quelque chose ne tourne pas tout à fait rond mais elle n'a pas peur qu'il s'en rende compte. Elle va ouvrir la baie vitrée et va s'accouder à la balustrade, le regard perdu sur le paysage...les odeurs lui ravivant pas mal de souvenirs, un soupir puis deux et elle doit se l'avouer à elle même, elle est ravie de revoir son cher Brésil.

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MessageSujet: Re: Un retour aux sources [ft.Marcus O'Connell]   Jeu 1 Avr - 11:36

On repasse au passé…..


    Après quelques minutes à raconter sa life, sa chère camarade ramena le bout de son museau sur le parvis du hall d’entrée pendant que le bon mais trop con géant se défoulait toujours entre les innombrables valises… Discrètement et ce avant qu’elle ne réapparaisse, le grand brun avait fait tomber l’une de ses valises et prit par la colère (c’est qu’il ne faudrait pas non plus le prendre pour un mulet), il avait extériorisé son profond désarroi par un bon coup de pied dedans. Fait chier ! Une seconde de plus et America le prenait la main dans le sac, le voyant maltraiter ses petites affaires. Une chance pour lui mais surtout pour son lombago, elle le délesta d’un bagage… enfin de deux mais le deuxième ne lui posait pas de gros souci vu que véritablement léger. C’est bien les femmes à prendre soin de vous mais modérément de peur de se péter un ongle. Bref, il la suivit sur le perron et rentra, intrigué de se retrouver en ce lieu et légèrement nostalgique de la bonne époque où il hantait la nuit les couloirs de la modeste demeure, rien que pour faire chier la matriarche. Rien n’avait changé même cette vieille peau qui le dévisageait du coin de l’œil, partie dans les cuisines à aiguiser ses couteaux de boucher dans l’espoir fou de l’éviscérer durant son sommeil. Cette nuit Marcus dormirait la porte fermée à clef, à double tour, juste au cas où… Il gravit les escaliers, arpenta l’étage et se retrouva avec la brésilienne sur le pas de la porte de la chambre de cette dernière. Le valeureux play boy hésita tout de même un instant avant de faire un pas à l’intérieur et jeta une œillade rapide vers l’escalier d’où il venait à l’instant, s’attendant à entrevoir les ombres mouvantes de la chevelure vipérine de Médusa se projeter sur les murs. Rien à l’horizon. Il lâcha un léger soupir, soulagé et fit le pas dans la pièce interdite pour y déposer les encombrants paquets. La demoiselle ne voyageait jamais léger mais Marcus ne s’en plaignait jamais ouvertement. Parfois certaines pièces d’étoffe, comme un petit tanga par exemple, pouvaient lui servir de mouchoir en cas d’extrême urgence. Il fallait bien trouver une quelconque utilité à toutes les babioles qu’elle emportait et comme il n’aurait jamais l’occasion de la voir de plus près en sous-vêtements….un mal pour un bien. D’ailleurs en y réfléchissant un peu plus, il passa discrètement sa main dans la poche droite intérieure de son blouson et effleura une étoffe usurpée la vieille dans l’un de ses foutus bagages mais encore intacte, respirant encore le bon soupline printanier. Ah… la bonne odeur. Il fit mine de rien, pensif mais réaliste sur le fait de ne surtout pas sortir le petit textile à cet instant précis. Sa main se reporta lentement sur la poignée de la valoche la plus proche et il l’apporta sur le lit, l’ouvrit et commença à vider les diverses affaires de la demoiselle. Il s’arrêta néanmoins sur un top qui le fit rire, rose à lacets au décolleté plongeant et se surprit à le mettre devant lui, jouant le grand gamin devant elle lorsque quelque chose effaça son sourire de ses lèvres. Le bruit des talons de Mama MacKinley martelaient rapidement le parquet des escaliers, annonçant le début des hostilités puisqu’il était déjà trop tard pour prendre la fuite. La chambre d’America donnait malheureusement directement dessus tandis que la prochaine porte, souvent fermée à clef d’après ses souvenirs, donnait sur un lugubre cagibi. Il se sentait piégé et bêtement plaça la brésilienne entre lui et celle qui venait de s’installer dans le pas de la porte. Décidément il n’y a rien à faire, elle voulait leur pourrir l’existence. Était-ce une mauvaise idée que de revenir ici ? Marcus se rassurait intérieurement * Ce n’est qu’une question d’heures, après elle en aura raz l’cul et ira regarder The Young and the Restless*. Elle les dévisageait l’un et l’autre, tour à tour lorsqu’il se mit à se rapprocher de sa camarade étudiante dans son dos et l‘enlaça sans quitter du regard la vieille rombière.

    Alors belle mère, une petite fille ou un p’tit mec de préférence ?

    Il déposa directement ses lèvres dans son coup avant d’y blottir son menton, la toisant mielleusement pendant qu’il caressait le ventre de la délicieuse mais faussement madame O’Connell

    Não antes do casamento filho da puta. Fora da sala!

    Le message était plutôt clair et concis. L’étreinte se desserra d’elle-même et il se dirigea vers la sortie mais pas avant qu’elle ne l’arrête d’un raclement de la gorge. Il se retourna et elle lui indiqua d’un hochement de tête qu’il avait oublié son sac à dos à quelques pas de là. C’est qu’elle avait l’œil à tout et jamais ne lui laisserait une seule occasion de rendre visite à sa fille…pas sans son consentement ni sans sa bénédiction. Il retourna donc sous son œil attentif attraper la bandoulière et se figea devant elle, attendant son bon vouloir pour le laisser passer. Elle s’écarta et il laissa s’échapper à son intention : trop tard grand-mère. Pas peu fier de lui, il se dirigea direction le bout du couloir, l’ancienne chambre d’amis qui ne fut jamais aménagée avant l’arrivée tardive de l’indésirable sdf. Une pièce qu’il avait bon gré mal gré arrangée à sa convenance et qu’il avait habitée pendant plusieurs mois. Le bruit des gonds raviva d’anciens souvenirs et la vision du vieux clic clac défoncé d’horribles courbatures mais c’était hélas tout ce que la maitresse des lieux lui avait laissé à disposition. A l’instar de la chambre précédemment visitée, celle-ci avait été laissée à l’abandon et durant nombre de mois, la poussière avait envahi les lieux. Cependant son attention fut captée par divers éléments, des cadres ici et là rajoutés après son départ. Il passa son pouce sur l’un d’entre eux et vit avec horreur les ridules d’un visage mature se dessiner. Il se recula. Elle n’avait pas perdu de temps, à croire qu’elle se doutait de son retour un beau jour, le diable s’était préparer à accueillir dans son antre le … Comment l’avait-elle appelé au juste dès le premier jour ? Equadodja, traduction littérale pour Diable blanc. La forme particulière des oreilles du jeune homme lui avait catalogué un petit surnom qu’elle s’empressait de lui lancer dans les dents lorsqu’il se retrouvait seul avec elle. Mais il s’en foutait comme de sa première chemise. Les élucubrations d’une vieille chouette mal baisée lui passaient par-dessus la tête. Après tant d’aventures, il était bon de pouvoir trouver enfin répit dans un endroit familier, que cette course folle prenne fin. Mais ces regards braqués sur lui l’incommodaient. Il eu un geste déplacé et fit tomber un par un tous les portraits de cette face déconfite. Chose faite, c’est son propre sac qu’il envoya valser sur le divan d’où un nuage de fumée s’éleva sous l’effet du choc. Rajoutez à ceci la poussière qu’il balaya lorsqu’il déplia la banquette pour par la suite s’étaler de tout son long dessus.

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America MacKinley

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MessageSujet: Re: Un retour aux sources [ft.Marcus O'Connell]   Ven 2 Avr - 15:52

    Il faut avouer, la miss MacKinley est un peu perturbée par ce retour aux sources. Elle est aussi enjouée, parceque le pays lui manquait, deux sentiments tout à fait contradictoire en même temps ça vous chamboule un peu. Elle se revoit toute gamine, jouant dans le sable avec sa cousine Alejandra et son cousin Teegan. Puis à l'âge de dix ans, un peu garçon manqué, grimpant aux arbres et en faisant voir de toutes les couleurs à sa pauvre mère qui déplore qu'elle ne soit pas plus fine, plus féminine et apprêtée mais bon dieu, elle n'a que 10,12,13 ans la petite brésilienne. Elle avait le temps pour devenir un joli papillon, que dirait-elle maintenant en voyant la splendide jeune femme qu'elle est devenue, que pense-t'elle? Ne parlons même pas de l'ex réputation de bitch d'America qui là serait très loin de plaire à sa matriarche. D'ailleurs tiens, qu'en penses-t'il lui? Marcus, ca a bien dû lui venir aux oreilles enfin en sachant la confrérie de la jeune femme, est-ce qu'il lui arrive de se poser des questions? La juger, non Am' ne pense pas qu'il le ferait et puis c'est un apha lui, il doit faire surement bien pire qu'elle. Ca aussi elle n'y à jamais vraiment pensé dans le fond, à toutes ces femmes que le beau gosse à du serrer de très près dans ses bras.Ils sont confidents mais étrangement, ils ne parlent jamais tout deux de leurs frasques...


    America sait qu'il est fiançé, elle sait aussi que ca ne lui plait guère. Elle sait qu'il ne veut pas s'attacher à une femme, qu'il veut s'amuser et profiter de la vie. Est-il dans le tord ou sa vision des choses est-elle juste? La jolie brune ,ne se pose pas la question, elle accepte, elle le respecte c'est comme ça c'est lui tel qu'il est, défauts et qualités confondues
    , elle ne cherche pas plus loin que ça, c'est son ami le plus proche, c'est la personne avec qui elle s'entend le mieux et pour avouer...elle a beaucoup de mal à imaginer la vie sans lui. Surtout les vilains petits esprits tordus, ne penser pas à mal, la jeune femme est juste très attachée...quand quelqu'un compte forcément on a pas envie de le voir s'éloigner comme ce jour-là, sur le port, quand il a pris le large et que son coeur c'est serré de le voir s'en aller vers je ne sais où...quoi...Voilà tout ce à quoi pense la jeune femme en ce moment même, beaucoup de choses hein? Alors que des bruits de pas se font entendre...oh non pas elle pas maintenant, elle ne peut pas me lâcher deux minutes décidément.

    C'est mesquin de penser ça alors que ca fait quatre ans qu'elle ne l'a pas revue sa fille, oui peut-être mais la dernière fois c'était tellement à couteau tiré. Imaginez décider de la quitter pour aller retrouver son père biologique! Maman MacKinley a eu du mal à avaler la pillule. Mais on ne retient pas une America comme un petit oiseau dans sa cage, non pas sans subir les foudres de la piquante brune croyez-moi. America était revenue de la terrasse en entendant le cliquetis régulier des talons de sa mère sur le marbre du sol, Marcus en retrait, sa mère en avant et elle au milieu. Que dire alors de ses yeux inquisiteurs les dévisageant. Elle n'a pas changé...oh non, ça à même l'air encore pire. Des paroles, un ptit fils ou une petite fille, hein pardon? Quoi? Qu'est ce qu'il raconte, non ne t'y met pas...les yeux ronds elle regarde Marcus puis son regard coule jusqu'a la matriarche brésilienne, et elle lui sourrit maladroitement, avec ce petit coin de ses lèvres qui se retrousse vers le haut dans une posture de pardon. Alors que les bras puissants de Marcus viennent l'entourer comme dans un geste protecteur, c'est pas la première fois qu'il la prend dans ses bras,non mais ce baiser dans son cou la fait frissonner d'un seul coup, ça elle est loin d'y être habituée et c'est troublant... Ils ont vraiment l'air d'un couple. Il n'en faut pas plus pour créer la déferlante, la voix aigues s'élève dans la pièce, America elle sursaute ça fait une éternité qu'elle n'a pas entendu sa mère gueuler.

    Pas avant le mariage, fils de p**es, sors de cette chambre! Gloups, elle est très mécontente, logique ici c'est comme ça pas de batifolleries avant les noces, ben si elle savait que c'était trop tard là. Le regard d'Am' s'assombrit, elle vient encore de le maltraiter et c'est loin d'être au goût de sa fille ça. Elle regarde Marcus sortir penaud sans lui avoir soufflé que c'était trop tard. Il a à la fois raison et tord, raison car America n'est plus vertueuse depuis un moment déjà mais tord car non, il ne s'est jamais rien passé entre les deux jeunes gens, et elle est encore moins enceinte. Elle n'en veut pas à Marcus de jeter le trouble, il en joue, il se venge un peu, elle le sait mais elle est ravie qu'il les laisse seules un moment, alors qu'il rejoins le cagibi qui lui avait servit de chambre.

    Parar mae gritando, et parle en anglais t'en est tout à fait capable. Et surtout ne traite plus Marcus devant moi, tu vas pas commencer, tu peux pas me lacher la grappe un peu dit. lui dit America étrangement calme. Et pourtant elle n'est pas calme.T'as aucune confiance en moi ou quoi? Je suis contente d'être là alors BASTA gâche pas tout encore une fois...là la jeune brune à presque les larmes aux yeux se remémorant leur dernière dispute assez violente.

    Elle qui était droite comme un i, madame MacKinley eu soudain les épaules tombantes, regardant sa fille de tout son long. De toute sa vie, America ne lui a tenu tête que trois fois en tout mais quand elle le fait il ne vaut mieux pas insister c'est clair. Si Claro!lui répond sa mère en se rapprochant de sa fille posant un baiser filliale sur son front avant de redescendre préparer le repas. L'orage est passé même si America sent parfaitement que sa mère ne lui fait pas complètement confiance, rien à y faire depuis toujours elle pense ça de Marcus et ca n'a pas l'air de vouloir s'arrêter de si tot.

    La jeune femme sort alors de sa chambre rejoignant Marcus dans son "cagibis" il est allongé sur le fauteuil clip clap, elle ne peut que constater le triste constat c'est un vrai bordel, tout poussiéreux qui sent le renfermé presque même le moisi. Non, il peut pas dormir là! Il a fait l'effort d'emmener America ici, voir sa mère et c'est comme ça qu'elle le remercie de voir sa fille? Mais où est donc l'hospitalité si acceuillante dont font preuves les brésiliens en temps normal. La jeune brune va s'assoir près de lui, son regard scrute le visage de Marcus.

    Bouge de là toi! Hors de question que tu dormes dans ce nid de poussière et de moisisures, ca va pas la tête non?elle vivante il ne dormirait pas là, seulement il n'y a que deux chambre. A cet instant, je vous assure, elle enverrait bien sa mère dormir ici cédant sa chambre au jeune homme, où elle d'ailleurs mais c'est pas possible America est allérgique à la poussière. D'ailleurs un premier éternuement discret se fait entendre.

    Viens veux-tu on va aller en ville acheter un lit de camp et on le mettra dans ma chambre, je peux pas rester les bras ballant à rien faire puis j'ai besoin d'air là...finit-elle par lui dire en lui souriant gentillement.

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MessageSujet: Re: Un retour aux sources [ft.Marcus O'Connell]   Sam 3 Avr - 18:54


    Il entendit des cris au travers du bois mais il ne fit pas un seul mouvement, persuadé (à tort) que tout lui retomberait dessus à un moment ou à un autre. Les bruits typiquement Mackinleyniens résonnèrent de nouveau jusqu’à disparaitre mais pour combien de temps ? En paix mais sans doute se trouvait-il dans l’œil du cyclone. La déesse maitresse de ces lieux avait malgré tout beaucoup de mal à épargner les malheureux naufragés tel que le bon Argonaute réchappé des limbes citadines par la muse brésilienne des années plus tôt. Le chant de la sirène avait eu néanmoins le bon gout de ne point, jusque là, amener cet homme éperdu à une triste fin. Mais le sort qui lui était réservé entre ces murs n’en était pas moins tragique et déplaisant. Porté par l’espoir d’une aube nouvelle et d’une possible paix entre divinité et mortel, il était revenu sur ses pas, retraçant le chemin qui autrefois l’avait poussé vers d’autres contrées ou devrais-je dire son Ithaque à lui, sa patrie. Il en venait même à regretter ce curieux élan de bravoure l’amenant à croiser le fer derechef contre la gorgone aujourd’hui, alors qu’il ne voulait connaitre qu’une seule chose : le repos du guerrier.
    D’un bras tendu, il fouilla dans son sac histoire d’en sortir son fameux archos, un petit objet à écran tactile et qui était devenu dorénavant nécessaire pour trouver chaque nuit le sommeil, bercé par les mélodies des dernières bandes originales de films même pas encore sortis mais dont il ne pouvait qu’imaginer grossièrement les scènes. Le bras long… vous pouvez le dire. O’Connell connaissait pas mal de monde au dehors comme quelques célébrités mais surtout le compositeur du film dans lequel il avait eu un petit rôle. Au moins avait-il une connaissance commune avec son paternel ce qui tentait à le rapprocher de lui. Tiens curieux, une autre coïncidence avec la Mackinley sans le savoir. Les deux étudiants avaient eu des maux avec leurs vieux respectifs avant de partir pour moultes aventures. Ceci aussi tentait à les rapprocher tous deux. Iota, alpha, pas étonnant à ce que ces deux là s’entendent à merveille. Les bouchons dans les oreilles, il commença à écouter avec attention les airs mystiques d’un album non officiellement dans les backs : sa préférée It’s Almost human Of You, la dernière piste traçant un trait sur une épopée dont la fin, une fois de plus heureuse, recouvrait le chant d’un ange par un concerto de percussions annonçant une suite prometteuse.
    C’est un poids étrange venant s’installer auprès de lui qui le tira de son imagination fertile. Il ouvrit les yeux et retira machinalement l’un des écouteurs comme s’il s’attendait à ce qu’elle lui adresse la parole. Il faut dire qu’il la connaissait depuis le temps ou du moins pensait la connaitre car tout le monde dissimule quelque part son jardin secret. A quelques exceptions près, plus rien chez la iota ne pouvait choquer l’alpha.

    « Excuse pour le… »

    Le baiser évidemment, mais ce mot là ne sorti jamais de la bouche du grand brun. Interdiction formelle. Il en était même au point de regretter aussi son geste même si le regard aux aboies de la mère Mackinley face à cet abruti sur le point de violer sa fille sous ses yeux l’avait fait jouir à un point. Il se leva et se rendit jusqu’à la petite lucarne, une véritable meurtrière à en juger par la grandeur de la vitre et l’ouvrit, espérant qu’elle trouve en ce geste une légère amélioration de la situation, non mis au courant de son allergie. Il faisait encore grand soleil au dehors, quoi de plus naturel dans ce pays. Pour ce qui était du reste, il n’allait certainement pas faire la bonne et nettoyer pour le peu de temps qu’il allait rester sur place, deux trois jours grand maximum ou autant que la mère leur laisserait de répit. Il revint vers le pseudo lit de fortune et s’asseya à cotés de sa délicieuse camarade.

    « C’est pas l’envie qui m’en manque mais, t’as entendu ta mère…..Une seconde… moi j’ai pas le droit d’entrer dans ta chambre mais toi dans la Mienne oui ? ….DEHORS ! »

    Il pointa la sortie du doigt, voulant un tant soit peu se faire respecter. C’était un manque cruel d’intimité surtout qu’en y réfléchissant bien, avait-elle frappé avant d’entrer ? Non, pas à ce qui lui avait semblé. Tout ceci était de la comédie, cela va s’en dire, mais Marcus n’avait pas l’intention de quitter sa piole de seconde zone dans l’immédiat. Cependant avant qu’elle n’eut le temps de se relever, il attrapa le poignet de la jeune fille et la força à s’allonger à son tour dans la poussière contre lui. « Je n’ai pas encore eu le temps de te remercier » dit-il d’un ton beaucoup plus sérieux et paisible. Il était sur le point de lui avouer ce qu’il avait sur le cœur, qu’elle comptait bien plus à ses yeux que même la maison des alpha et tout ce qu’elle représentait (car la fraternité malgré ses bons et mauvais cotés est comme une famille) mais un léger son attira son attention. Indescriptible, un bruit sourd et pourtant si proche d’eux : c’était le clic clac qui lâchait petit à petit sous le poids des deux étudiants. Son dernier soupir les fit tomber dans un nuage encore plus dense, la jeune fille dans les bras du playboy ahuri. « On tombera pas plus bas ». Il la scruta, se surprenant lui-même à une curieuse pensée malsaine et avant d’en oublier les limites de la convenance, il se recula d’un trait. « Me fais pas ces yeux là, c’est bon on y va…» . Que se serait-il passé s'il n'avait eu la présence d'esprit de se retirer? Dieu seul le sait. Il se roula sur le coté et attrapa à la volée son portefeuille et sa veste mal dégrossie avant de l'inviter à sortir de sa...chambre.
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America MacKinley

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MessageSujet: Re: Un retour aux sources [ft.Marcus O'Connell]   Lun 5 Avr - 14:26


    L'alpha s'excusa, une excuse pour...trois petits points de suspension puisqu'il ne termina pas sa phrase. Ce n'était pas nécessaire, elle savait la raison pour laquelle il s'excusait, même s'il n'avait aucune raison de le faire. L'excuser de quoi, un simple baiser dans le cou, il ne lui avait pas manqué de respect, ni obligée à quoi que ce soit. Puis c'était lui...c'était pas comme si c'était n'importe lequel de ses amis, elle n'y voyait pas grand mal, même si ca l'avait quelque peu troublée. Pourtant elle ne le rassura pas sur ses excuses, ce n'était pas nécessaire de parler. Elle se contenta de le suivre du regard alors qu'il se dirigeait vers la lucarne en se demandant à quoi Marcus pouvait bien penser en ce moment même, il semblait plutot penaud, ou ennuyé, elle n'aurait sû mettre le doigt sur le terme exact.

    "Tu as entendu ta mère...j'ai pas le droit de venir dans ta chambre mais toi dans la mienne oui...DEHORS!" voilà qu'il lui criait dessus maintenant. Il n'en fallut pas moins pour qu'intérieurement elle s'énerve et cherche à se relever sans même encore avoir pipé mot. C'est qu'America était parfois vraiment très succeptible. Elle cherchait juste a être sympa avec lui après tout. Mais le jeune homme lui attrapa le poignet, instinctivement elle tira un peu comme pour s'en défaire mais sans offrir de réelle résistance toute fois, pure et simple réflexe de la part de la jeune brune. Il la fit basculer avec lui dans le lit, ce qui la troubla un peu plus alors qu'elle lui répondait enfin, allongée à ses cotés.

    Je me fiche de ce qui dit ma mère, tu crois que je suis une poule mouillée incapable de lui tenir tête? Ou quoi? la jeune brésilienne se sentait offusquée par sa réaction la pensant réelle. Elle avait un foutu orgueil après tout et si elle ne supportait pas quelque chose c'est qu'on hausse le ton avec elle.

    Callée contre lui, elle ne comprenait pas vraiment ce qui se passait et encore moins les paroles qui suivirent, la remercier de quoi et pourquoi. La remercier pour le passé? Pour ce qu'elle venait de lui dire, d'être son amie? D'être là pour lui, c'était quoi cette façon de parler à moitié et de ne jamais terminer ses phrases bon sang. A croire qu'il faisait exprès de la laisser dans le brouillard le plus total parfois. Incommodée par la situation, elle se mit à gigoter pour se relever mais elle n'en eu guère le temps qu'un son fut accompagné d'un grand fracas. Outch, son coeur fit un bond dans sa poitrine sous l'effet de chute, un nuage de poussière s'éleva dans l'air alors qu'elle se retrouvait sous Marcus. Am' toussota légèrement. Pouah toute cette poussière, à croire que sa mère avait fait exprès de ne pas toucher à cet endroit pendant presque quatres années...Ce qui en y réfléchissant devait être la stricte vérité d'ailleurs. Leurs regards se croisèrent pendant quelques brêves secondes qui parurent bien plus longues, plus aucuns des deux jeunes gens ne parlait, comme si tout c'était suspendu autour d'eux. Pourtant il leur arrivait d'être aussi proche mais une note semblait légèrement différente. Elle revint à ses esprits quand il se retira promptement, la jeune femme sentait que le rouge aux joues lui était surement montée génée par la situation et par le drole de sentiment qu'elle ressentait suffisament non pas suffisament trop étrange et trop dérangeant. Bon sang mais réveille-toi un peu là c'est Marcus...Marcus ton meilleur ami.

    "Ne me fait pas ses yeux-là" et mince, avait-il aperçu quelque chose. Elle préféra ne plus y penser et se leva sur son invitation, elle se rapprocha de la porte lui passant devant. Bon on fait quoi alors, y'a plus le choix de toute manière vu l'état dans lequel est le canapé lit là, va falloir le remplacer...dit-elle en descendant les escaliers avec le jeune homme à sa suite. Puisque t'as peur des représailles en revenant on aura qu'a retrousser nos manches pour rendre un peu plus habitable ton cagibi mais rêve pas je vais pas faire la boniche en faisant le ménage toute seule hein! Une fois en bas, elle laissa Marcus dans le hall d'entrée et alla vers la cuisine. Quelques mots échangés avec sa mère, et America revint avec les clés de la voiture de celle-ci, qu'elle agita devant le nez de Marcus.

    Tiens l'affreux...t'a ma permission pour conduire.lui dit-elle avec un sourire grivois avant de prendre sa main, d'y déposer les clé en refermant la paume du jeune homme sur le trousseau.

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