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 ~ the moon lights her way while she's howling at him. [erin]

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Analeigh Evans

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ETUDES : Suédois et littérature anglaise.
Féminin
● INSCRIPTION : 23/01/2010
● MESSAGES POSTÉS : 473
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● PHRASE DU JOUR : Quand j’étais petit j’avais peur du monstre qui viendrait me manger, c’est pour ça que j’aimais bien avoir un copain qui dorme à la maison, non pas pour qu’il me protège mais pour que le monstre le mange en premier et que j’ai le temps de me barrer.
● STAR SUR L'AVATAR : : Abbey Lee Kershaw.
● DISPO POUR UN TOPIC? : Difficilement.

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MessageSujet: ~ the moon lights her way while she's howling at him. [erin]   Lun 19 Avr - 14:16

A peine sortie du théâtre, je jette un laconique regard vers le ciel, la lune croissante qui se dévoilait pudiquemment entre deux nuages et les étoiles à la lueur faiblarde, avant de presser le pas et de m'éloigner rapidement des lieux. Cette hâte était loin de m'être coutumière, j'aimais flâner, me promener, prendre mon temps, mais au théâtre, je ne me sentais jamais vraiment à ma place. Ou plutôt j'avais l'impression d'être la seule à être à ma place, ce qui revenait au même. Autour de moi, il n'y avait eu que des couples, des dames élégamment vêtus et des hommes les accompagnant, s'efforçant de paraître à la hauteur de leur compagne. Il y avait bien eu quelques solitaires, mais même ceux-si s'étaient habillés classe pour l'occasion. Avec mon pantacourt qui s'arrête à mi-mollet, ma longue veste grise élimée et mes bottines coupées court comme le veut la tendance actuelle -non pas que je faisais tout pour être à la mode, mais je prenais ce que je trouvais dans les magasins, sans aller chercher plus loin- je n'étais franchement pas dans les tons de la soirée. Et quand, lors de la scène II de l'acte I, j'avais été contrainte de sortir un mouchoir, touchée plus que de raison par le rejet de Demetrius envers Helena, j'avais tout à fait perçu l'éclat de rire moqueur à peine camouflé de l'homme qui avait pris place juste à côté de moi. Je n'avais jamais vraiment su me l'expliquer, mais dans cette pièce de Shakespeare, Helena avait toujours été mon personnage préféré. Et cette oeuvre, A Midsummer Night's Dream, restait aussi une de mes pièces de théâtre favorite, tant je la trouvais si... féerique.

La tête encore dans les hautes sphères de l'imaginaire, je faisais mécaniquement claquer les talons de mes bottines dans la fraicheur de la nuit, et chacun de ses échos qui résonnaient contre le trottoir manquait de peu de me surprendre ; j'étais si habituée à être discrète dans mes déplacements, être si bruyante me décontenançait légèrement. Maladroitement, je tente tant bien que mal d'étouffer le bruit de mes pas, ce qui ne me garantit pas une démarche tout à fait normal, et alors que la sonorité se fait faiblissante, j'en capte une autre, différente, inconnue. Des bruits de pas, certes, mais beaucoup plus discrets. Machinalement, je jette un rapide coup d'oeil en arrière, ce qui me suffit amplement pour percevoir au coin de mon champ de vision, sur le trottoir d'en face, une haute silhouette me suivant. Aussitôt, la mécanique compliquée de mon imagination se lance à toute allure, inventant les scénarii les plus ridicules et stupides, les plus effrayants possibles, aussi. Je m'efforce de marcher droit, pourtant, et alors que mon allure s'accélère, mon rythme cardiaque suit le mouvement, mon palpitant étant plus décidé que jamais à me rappeler son existence au moyen d'à coups terriblement oppressants. Et là, le bruit que je peux faire en marchant est bien la dernière de mes préoccupations. J'oublie où je suis, j'oublie où je veux, je me laisse guider par mon instinct médiocre, prend une rue à droite, la suivante à gauche, sans avoir la moindre idée d'où cela peut me mener ; les rues de Providence m'étaient normalement familières, mais je m'aventurais là dans des secteurs inconnus de ma personne. Pas rassurée le moins du monde, je pivote légèrement la tête en arrière, en continuant de marcher, avisant derrière moi cette même silhouette que j'avais perçue toute à l'heure, accompagnée de deux nouvelles silhouettes. C'est bon, là, je panique. En proie à une nervosité grandissante -je savais me battre pourtant, et j'avais normalement suffisament confiance en mon agressivité, mais là, j'avais oublié ce léger, très léger détail- je laisse tomber les faux-semblants et me mets à courir, toujours en parfaite ignorance de cause. Une rue à droite, une autre à droite, tiens, celle là à gauche me paraît pas mal. Je m'essoufle et m'effraye. Tout en courant, je jette un regard en arrière en tournant à angle droit dans une ruelle toute aussi inconnue que les précédentes, oubliant momentanément que regarder devant soi est recommandé même quand l'on est persuadé qu'on ne risque de croiser personne, et c'est probablement ce qui me vallu ce choc massif avec... Avec qui, je ne le savais pas encore. Car si j'avais la quasi-certitude qu'il s'agissait d'une personne, j'étais bien trop sonnée pour y prêter plus d'attention.
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Kaya Azzurra Capucci

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ETUDES : Assurance et Epargne
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● DISPO POUR UN TOPIC? : Il semble en effet que ce soit une possibilité tout à fait envisageable...

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MessageSujet: Re: ~ the moon lights her way while she's howling at him. [erin]   Dim 25 Avr - 17:32


Erin était sorti seule la nuit dernière. Elle avait choisi une petite boîte de nuit toute simpliste avec de la musique très commune, de celle que l’on entend dans toutes les boîtes de nuit, du rock par moment, du disco à d’autres, de la techno.. Enfin c’était surtout à la demande des clients et de ce que le DJ avait de disponible car tout n’était pas forcément dans les bacs.
Erin était sortit accompagné de son petit sachet de pilule. Elle en avait consommé quelques unes mais en avait également vendu énormément. Il ne lui restait pour ainsi dire que cinq sur une quantité initiale de cinquante. Autant dire que les clients ne l’avaient pas vu que danser, ils avaient également disjoncté avec. Dans les pilules, Erin avait un peu de tout ce soir. Chose qui était plutôt inhabituelle mais les clients aimaient avoir l’envergure du choix. Elle leur proposait autant des petits anxiolytique que des petites pilules qui rendent les garçons sous pressions durant quatre heures minimums. Bien entendu, Erin proposait également des bêta bloquants, les plus demandés avec les hallucinogènes qu’elle avait également en quantité.

Mais toute bonne chose à une fin et malgré que le fait qu’Erin apporte de la clientèle à la boîte de nuit, qu’elle leur face déborder les caisses, il y a toujours un moment donné où il faut fermer boutique. Les clients avaient donc était gentiment mis dehors au fur et à mesure. Erin était quant à elle sortit par la sortie de derrière pour ne pas avoir à subir la foule qu’elle avait côtoyée assez durant la soirée. La petite porte donnait sur une ruelle très peu éclairée mais menant à deux axes « principaux » de Providence.

A peine sortie de la boîte de nuit, suivit par un garçon qui avait compris son petit stratagème et qui comptait la mettre dans son lit. Précisons que ce garçon avait consommé l’une des pilules rendant endurant.. Erin fut renverser par une personne qui semblait en pleine panique. Le temps de comprendre ce qui lui arrivé le garçon ‘‘endurant’’ avait pris le large, quêtant une autre proie. Erin repris ses esprits totalement alors que la personne était toujours en plein délire, Erin ne comprenait qu’un mot sur deux de ce que la jeune fille lui disait. La jeune femme qu’elle était se releva souriante. Elle était presque pleine et le cachet hallucinogène ne faisait qu’amplifier le ridicule de la situation. Cependant, Erin reconnu la jeune fille qui lui était rentré dedans comme étant une fille du campus de l’université où elle allait, ne se souvenant même plus du nom de celle-ci. Elle la dévisagea plusieurs fois pour être sûre de bien la reconnaître et de ne pas faire d’imper. Après réflexion, Erin n’arrivait toujours pas à se souvenir si la jeune femme en face d’elle était bien celle qu’elle avait déjà croisée sur le campus ou pas. Pourtant le chef de la boîte de nuit fermait toujours assez tôt, envoyant les clients à la concurrence déjà achevés. D’après ses conclusions, Erin en déduit donc qu’il n’était pas encore minuit. Elle n’était pas fatiguée et regarda sa montre. Elle cru rêvé en voyant que la petite aiguille était encore bien loin. Il était 22h45. Elle se proposa un after dans une autre boîte de nuit, mais elle réalisa que la jeune fille en face d’elle était toujours là et elle ne savait trop qu’en faire…
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