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 « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)

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Reese Coolidge

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ETUDES : éthnologie
Masculin
● INSCRIPTION : 08/01/2010
● MESSAGES POSTÉS : 147
● CÔTÉ COEUR : Ca commence par un S sensuel, finit par un H hypothétique, et le reste, un palindrome de 3 lettres.
● ÂGE : 27
● PHRASE DU JOUR : Mesdemoiselles, si vous voulez un homme riche, beau et charmant, prenez-en trois!
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MessageSujet: « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)   Mer 21 Avr - 11:11

« L'amour est le désir d'une union durable. L'amour se veut durable. L'amour qui ne dure pas est un échec de l'amour. »






Il n’arrêtait pas de regarder sa montre. C’était la première fois qu’il était si anxieux, si impatient et si nerveux, guettant frénétiquement les environs, s’attendant à la voir débarquer à tout instant, comme sortie de nulle part. Il savait que ce n’était pas encore l’heure, qu’il était en avance, mais il avait tellement hâte de la voir que chaque seconde lui semblait une éternité. Alors il continuait à scruter la foule, cherchant du regard une tête blonde, mais pas n’importe laquelle, celle de Sarah, celle de la fille qu’il aimait et avec laquelle il sortait depuis maintenant plusieurs semaines. La femme de sa vie. Il n’avait plus aucun doute maintenant. C’était elle, la seule avec qui il voulait être, la seule désormais qu’il pourrait aimer. Oui, la seule, l’amour de sa vie. Comment peut-on être sûre d’une telle chose ? On ne peut pas. C’est un sentiment, une impression. C’est un frisson parcourant votre corps quand elle vous regarde, vos poils qui se hérissent quand elle vous sourit, votre cœur qui s’emballe quand elle vous embrasse. C’est l’envie de se réveiller à ses côtés, de marcher en lui tenant la main, de rester près d’elle juste à la regarder et l’écouter. C’est la certitude irrationnelle que vous ne vivez plus que pour elle, que rien d’autre ne mérite votre attention et que vous seriez prêt à tout sacrifier pour qu’elle soit heureuse.
Ce n’est qu’à cet instant qu’il se rendit compte qu’il ne cessait de jouer avec un petit anneau qui passait d’un doigt à l’autre, roulait entre son pouce et son indexe puis disparaissait dans sa paume avant de réapparaître à son annulaire. Il arrêta de le tripoter et le soutint devant ses yeux, observant la bague en retenant son souffle. C’était un petit objet tout simple, un cercle en argent poli avec un tout petit diamant bleu sur l’une des faces, dessinant une ligne fine tout autour de l’anneau. Il l’avait vu quelques jours plutôt dans une bijouterie, et il n’avait pu s’empêcher de l’acheter. Il l’avait imaginé autour des doigts de Sarah, et ça avait été comme une révélation, désormais il savait ce qu’il devait faire, et il n’avait pas hésité. Il comptait d’ailleurs la demander en fiançailles cet après-midi même en la raccompagnant jusqu’à chez elle. Etait-ce trop tôt ? Non, être fiancé n’engage à rien. Et puis elle était l’amour de sa vie, et il n’avait pas besoin d’attendre à marcher avec une canne pour savoir que c’était avec elle qu’il voulait passer le reste de sa vie. Dans sa tête tout était très clair, étonnamment lucide d’ailleurs. C’était une des rares fois dans sa vie où il était sûr de ce qu’il s’apprêtait à faire.
Il rangea l’anneau dans sa petite boîte en velours qu’il fourra dans la poche de sa veste. Sarah ne devait plus tarder à arriver. Il avait dû s’absenter quelques jours, qui lui avaient semblés des mois, et il ne rêvait que de la serrer dans ses bras et l’embrasser à l’en étouffer. Il ne tenait pas en place, ses jambes s’agitant nerveusement. Il se leva donc, fit les cent pas devant le banc où elle devait le retrouver. Un nouveau coup d’œil à sa montre, elle avait deux minutes de retard. Si son but était de se faire désirer, elle n’en avait absolument pas besoin, cela faisait exactement quatre jours qu’il n’attendait que ce moment. A nouveau, il regarda les gens qui se promenaient tranquillement dans le parc, profitant de ce dimanche ensoleillé, passant d’un visage à un autre, ne trouvant pas celui qu’il cherchait. Il se mit alors à marcher, faire des cercles plus grands, arriva près de la fontaine et s’assit sur le rebord en pierre. Son pied se remit à frapper le sol sur un rythme régulier. Les mains dans les poches, il n’en pouvait plus d’attendre, prêt à bondir à chaque instant s’il l’apercevait. Plus d’une fois, il crut la voir, discernant une silhouette gracieuse qui marchait dans sa direction, et il se leva soudainement, un large sourire illuminant son visage, mais aussitôt il comprenait que ce n’était pas elle, et il se rasseyait, se sentant bête.
Sept minutes de retard. Au fond ce n’était pas grand-chose, mais pour lui, en cet instant, c’était beaucoup trop. Sa peau le brûlait, comme un drogué en cure de désintoxication. Car elle était sa drogue, son opium, celle qui lui permettait d’oublier tout le reste, et d’être heureux, tout simplement, croire au bonheur pendant quelques instants, se sentir ailleurs, se sentir un autre, devenir ivre de ses baisers, perdre le contrôle mais se sentir bien, dans ses bras, à ses côtés. Et il ne pouvait plus s’en passer, de son regard, de son sourire, du son de son rire aussi, et de la chaleur de sa petite paume dans la sienne, de ses caresse tendres, ou passionnées, et il en avait des crampes à l’estomac, et il ne savait plus quoi faire, rester assis, rester debout, marcher, ne plus bouger, il était une pile électrique un peu trop chargée, et il n’en pouvait plus d’attendre, d’être séparée d’elle par ces quelques minutes qui semblaient prendre à malin plaisir à s’écouler au ralentis.
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Sarah Isael

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MessageSujet: Re: « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)   Ven 23 Avr - 23:16

C'était samedi matin, et Sarah n'avait pas cours. Une de ces belles matinées ensoleillées de printemps, où la tiédeur de l'air annonçait les prémices de l'été qui s'en venait avec son cortège de jours longs et chauds, avec son soleil radieux et ses odeurs de fleurs qui satureraient bientôt l'atmosphère. Sarah aimait le printemps : c'était le signe du renouveau, d'une nouvelle année écoulée, de sa vie qui évoluait un peu plus chaque jour passé. Cette année pourtant avait mal commencé - ce psychopathe qui la harcelait, ces tuiles qui lui tombaient dessus par dizaines, ce rejet absolu de ses parents pour la personne qu'elle devenait : libre, fière. Indépendante. Malheureusement pour eux, ils n'avaient plus aucune influence sur la femme puissante qui s'annonçait derrière son visage paisible : forte de la fortune léguée par son grand-père paternel, elle possédait quelques sociétés plutôt rentables qui alimentaient généreusement son compte en banque. Rien de bien exceptionnel, mais de quoi s'affranchir de la domination parentale, une bonne fois pour toutes... ce qui était l'un des points positifs de son bilan de printemps.

L'autre point positif, c'était bien sûr la présence rassurante de Reese à ses côtés. A la rentrée, elle n'aurait jamais imaginé trouver comme par hasard cet étonnant spécimen de la gent masculine. Si on lui avait désigné le très populaire jumeau Coolidge en lui disant que dans six mois de temps, elle vivrait une belle histoire dans ses bras, elle aurait ri de bon cœur en se moquant de cette bonne plaisanterie. Et elle aurait eu tort, évidemment. Malgré la réputation galopante de Reese, malgré Jackson qui s'opposait apparemment à leur relation, malgré ses propres doutes quant au potentiel de fidélité des hommes, cela fonctionnait. Et depuis plusieurs semaines - un véritable record, pour l'un comme pour l'autre. Qui aurait pensé que deux êtres aussi volages qu'ils l'étaient puissent se trouver et s'accorder l'un à l'autre ? Pas elle, en tout cas. Mais aujourd'hui, elle en était certaine : elle l'aimait, vraiment, de son corps et de son âme, et elle était persuadée de la sincérité de ses sentiments à lui. Ils étaient bien ensemble, ils se tempéraient et se complétaient l'un l'autre. Bien sûr, ils avaient connu quelques petites tensions, quelques périodes de doute, mais c'était dans l'adversité qu'ils se montraient les plus forts, et leur relation avait tenu bon malgré les cahots de la route qu'ils suivaient.

Et aujourd'hui, elle allait le revoir - le revoir après dix jours d'absence. Dix jours qui s'étaient étirés en longueur, de manière tout à fait démesurée, dix jours de torture où elle n'avait suivi ses cours que de très loin, d'une oreille distraite, son esprit partant régulièrement s'évader vers son homme qui vaquait à Dieu seul savait quelles affaires familiales importantes pendant qu'elle se desséchait sur les bancs de l'université. Maxime d'ailleurs avait bien tenté de profiter de l'absence du mâle dominant pour tenter quelque approche malicieuse, mais après quelques menaces savamment formulées, Sarah l'avait fait lâcher prise et profitait de leur amitié pour se changer les idées. Elle avait eu rendez-vous avez lui au Lodge Café, en début d'après-midi, et avait savouré un café autour des derniers potins avant de se rendre compte que le temps avait filé et que l'heure de retrouver enfin Reese arrivait. Elle avait rapidement quitté son ami, et s'était jetée dehors sur ses talons vertigineux, percutant de plein fouet une vieille connaissance qui arrivait en sens inverse. La surprise avait été totale, à un point tel que Sarah en était tombée sur les fesses, au propre comme au figuré. Ses vieux amours de lycée venaient de la retrouver, et elle avait cru halluciner, battant frénétiquement des paupières pour tenter de chasser l'illusion. Illusion qui l'avait aidée à se relever, s'était galamment inclinée, avant de rentrer dans le café comme si de rien n'était. Sarah était restée statufiée sur le trottoir quelques longues minutes, son cerveau en ébullition comme pétrifié par l'adrénaline qui courait dans ses veines.

Puis elle s'était ressaisie à la pensée de Reese, et l'incertitude s'en était allée, nettoyée par la douce chaleur de la nouvelle qu'elle voulait lui annoncer, par ce secret qu'elle portait lové dans son cœur et qu'elle voulait lui offrir comme un trésor. Elle était repartie en courant vers la bouche de métro, s'était engouffrée dans une rame et avait ensuite volé le long des rues, pressée de le revoir, de l'embrasser, de respirer sa présence. Comme le bourgeon qui a besoin de lumière pour fleurir et s'épanouir, Sarah avait besoin de Reese pour oublier ses soucis et vivre, vivre à fond, pour de bon. Elle courait comme une enfant court vers ses cadeaux au matin de Noël, essoufflée et décoiffée, et elle s'en fichait - elle avait trop envie de le voir. Son absence avait été douloureuse, et elle ne songeait plus qu'aux retrouvailles promises. A bout de souffle, elle finit par déboucher dans le parc, cherchant autour d'elle le contour familier de sa silhouette - là !

Là, sur le bord de l'allée isolée, il était assis sur un banc - debout à côté, puis assis de nouveau, faisant les cent pas autour comme si sa vie en dépendait. Sans ralentir son allure, Sarah coupa à travers la pelouse et fonça droit sur lui, esquivant habilement une poussette puis un ballon. Il l'avait vue arriver : il la fixait, et son regard la brûlait, tout en apaisant la douleur lancinante de l'attente. Il ouvrit les bras quand elle arriva près de lui, et elle s'y jeta immédiatement, le faisant reculer de plusieurs pas sous son élan, le serrant fort contre elle, humant l'odeur de sa peau, sentant sous sa joue le tissu rêche de sa veste. Incapable de parler pour l'instant, elle se contenta d'un baiser passionné qui saurait bien lui dire combien il lui avait manqué.
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Reese Coolidge

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MessageSujet: Re: « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)   Lun 26 Avr - 10:42

Elle était finalement arrivée. Au début, il ne l’avait pas reconnue, car le soleil caché derrière elle traçait autour de son corps un halo de lumière dont le centre n’était pas encore discernable. C’est bien connu, c’est toujours ce qui illumine qui reste dans l’ombre. Mais très vite, il n’avait plus eu besoin de voir son visage pour la reconnaître. Elle s’était élancée, et courrait vers lui, délibérément, courait comme pour rattraper le temps perdu, comme si quelques secondes de plus ou de moins allaient changer quelque chose. Et son cœur s’était mit à battre, fort, très fort, comme répondait à l’appel de sa paire, s’accordant pour battre à l’unisson, et il aurait pu être aveugle, il aurait tout de même su qu’elle était là, à quelques mètres à peine, plus que quelques pas. Il n’eut même pas le temps de réfléchir. Ses bras s’étaient ouverts, son sourire s’était élargi jusqu’à son apogée. Et brusquement, quelque chose l’avait percuté, non, pas quelque chose, quelqu’un, elle, atterrissant brutalement dans ses bras qu’il s’empressa de refermer autour d’elle. Le choc fut si fort qu’il rétrocéda involontairement de quelques pas, trébucha avec un haut rebord, et tous deux terminèrent leur course folle dans la fontaine. Cela ne les arrêta pourtant pas. Enlacés, trempés, rayonnants, ils étaient heureux, amoureux, s’étant enfin retrouvés pour ne plus se quitter. Et ils restèrent là, assis dans le bassin, à se regarder dans les yeux, à se sourire du regard, à se dévorer des yeux, à parler sans prononcer un seul mot, partageant des pensées, des souvenirs, des désirs, et ça lui était égal que les gens les dévisagent, les prennent pour des fous, car après tout il était bien fou, fou d’elle, à en perdre la tête, et rien d’autre n’avait d’importance.
Il tendit une main vers le visage de Sarah, écarta ses cheveux mouillés et caressa sa joue. Puis il l’embrassa, avec une passion maîtrisée, la retenant contre lui comme s’il avait peur qu’elle ne lui échappe. On aurait dit que l’eau était devenue tiède, ou alors était-ce simplement son corps bouillonnant qui lui donnait cette impression.
Il la regarda, chercha les mots, mais il n’y en avait pas pour décrire ce qu’il ressentait. Il avait pourtant préparé une sorte de discours, pour lui dire à quel point elle lui avait manqué, pour lui dire à quel point il était heureux de la voir, mais tout s’était effacé de sa mémoire, disque dur formaté qui a perdu toutes ses données, y compris la faculté de parler, d’aligner deux mots de façon logique et cohérente. Qu’importe, la parole était de trop en cet instant, ils auraient toutes la vie pour parler, mais ce moment-là était tout simplement unique, et le langage humain est trop pauvre pour de tels instants, ce serait presque un blasphème que de vouloir briser ce silence riche en émotions pour des phrases vides de sens. A nouveau il l’embrassa, avec plus de fougue cette fois, et si la jeune fille n’avait pas gardé un peu de sa lucidité, il l’aurait sans doute entrainée au fond de l’eau peu profonde, et lui aurait fait l’amour là, devant tout le monde, sans aucune retenue. Mais heureusement, elle était plus raisonnable que lui, et elle l’empêcha d’enfreindre la loi qui interdit de se retrouver nu dans la rue. Il ne put que sourire devant cette maladresse de sa part, devant cet emportement inconscient qui prenait souvent le dessus sur lui et qu’il n’essayait même pas de brider.

« Je t’aime. Je t’aime, et tu m’as tellement manqué. Je t’aime. »

Ses lèvres vinrent effleurer celles de Sarah, bisous tendre, baiser murmuré. Puis il se releva et l’aida à en faire autant. Trempés, ils sortirent de la fontaine, s’assirent aussitôt sur son rebord. Ils n’avaient pas froid, et en toute honnêteté, même si ça avait été le cas, cela n’aurait en rien altéré cet instant qui ne leur appartenait rien qu’à tous les deux.

Il ne pouvait décoller son regard d’elle, tellement il la trouvait belle, tellement il était heureux d’être à ses côtés, lui tenir la main, savoir qu’elle était à lui, qu’il était à elle, et que rien ni personne ne pouvait briser cette idylle partagée.
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Sarah Isael

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MessageSujet: Re: « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)   Mer 28 Avr - 23:05

Le monde bascula étrangement sens dessus dessous, et Sarah se retrouva soudain affalée dans la fontaine sans trop comprendre comment elle était arrivée là. Comment ils étaient arrivés là, car les bras de Reese la retenaient fermement, et en un instant, elle oublia ses vêtements trempés, ses cheveux qui dégoulinaient, ne gardant à l'esprit que les iris de son bien-aimé fixés sur elle et sa présence enfin retrouvée. Un étrange sentiment d'accomplissement, de plénitude même vint l'envahir, d'une manière tout à fait curieuse alors qu'elle pataugeait dans une eau plus gelée qu'accueillante. Froid ? Non. Elle n'avait pas froid : elle était avec Lui. La tête pouvait bien lui tourner un peu, son coeur pouvait bien battre un peu plus fort, un peu plus vite, ses mains pouvaient bien trembler, les mots pouvaient bien déserter son esprit soudain vidé de toute cohérence, peu lui importait : Il était là, et ça suffisait, elle était de nouveau complète, une et entière.

Une éternité aurait pu passer qu'elle ne l'aurait pas remarqué, perdue comme elle l'était dans la saveur de ses baisers. Un avant-goût de ce qui les attendait certainement à la fin de cette journée... La sensation enivrante qu'elle pourrait s'envoler si elle le décidait, d'une simple pensée à peine évoquée. Le cheminement chaotique de ses idées éphémères retrouva brusquement le sens de la réalité lorsqu'il s'écarta d'elle, de quelque infime distance, mais suffisante pour que son corps hurle à la mort. La raison reprit ses droits, et Sarah comprit qu'elle devrait cette fois se montrer raisonnable pour deux. Son instinct se cabra à cette pensée, mais elle exerçait de nouveau un contrôle absolu sur son corps. Le froid la saisit brutalement, mais la chaleur était toujours là - là, au bout de ses doigts, là où sa main avait saisi la sienne pour l'aider à se relever.

« Je t’aime. Je t’aime, et tu m’as tellement manqué. Je t’aime. »

Il l'assit sur le rebord de la fontaine, et elle se félicita d'avoir su garder cette fois la lucidité inhérente au respect de la décence dans les lieux publics. Tout en elle brûlait de retrouver la chambre douillette où elle gardait des souvenirs inoubliables, la félicité absolue de l'abandon total et de la confiance lorsqu'elle n'était restreinte par aucun doute. Elle avait tant langui pendant ces dix journées qui lui avaient paru duré autant d'éternités... Elle ne répondit pas immédiatement à ses paroles, concentrée sur l'expression de son visage, sur le son de sa voix qui s'attardait à ses oreilles, sur son regard qu'au sien il gardait rivé. L'adrénaline qui avait envahi son système sanguin à la vue de Reese commençait à disparaître, et son cœur ralentit doucement, retrouvant le rythme calme et puissant de la sérénité. Elle était bien - mouillée, dégoulinant des pieds à la tête, les cheveux plaqués misérablement sur sa peau glacée, mais avec Lui. Cela suffisait.

- Tu es là. Enfin, tu es là, tu m'as tellement, tellement manqué. Reese...

Inconsciemment, elle avait encore repris l'accent chantant de sa nounou d'enfant qu'elle avait conservé sur certaines voyelles, et encore une fois, avait allongé son prénom jusqu'à en faire une presque-diphtongue, dissociant la double voyelle de sa manière bien personnelle et presque imperceptible. Une manière comme une autre de s'approprier celui qu'elle aimait de toute son âme, qu'elle ne supporterait pas de perdre après lui avoir si totalement appartenu, de qui elle n'attendait rien, que la chaleur de sa présence.

- Je t'aime.

Elle s'interrompit une seconde. Des mots si usés, si fatigués d'avoir tant servi - oui, leur sens était profond, mais ne suffisait pas à rendre totalement la sincérité de ce qu'elle voulait lui transmettre. Que dire, comment le formuler, pour qu'il comprenne l'amplitude de ce qu'elle ressentait ? Quels mots sauraient lui exprimer la force de son sentiment, l'absolue vérité de ce qu'elle éprouvait ? Comment s'assurer qu'il comprenait ?

- Je... Je me sens tellement vide, quand tu n'es pas là. Tellement vide sans toi. Inutile. Insignifiante. C'est ton regard qui me fait exister. Je veux me voir dans tes yeux, je veux m'entendre quand tu ris. Reese, ça fait dix jours que je n'ai pas vraiment respiré...

Non, tous ces mots-là ne servaient pas à grand-chose, au final. De pâles copies de ce que "Je t'aime" exprimait. Avec Reese, nul besoin de s'épancher - il savait presque toujours ce qu'elle voulait lui dire, avant même qu'elle ne l'ait formulé. Elle se serra plus contre lui, posa la tête sur son épaule, savourant sa présence retrouvée, humant l'odeur de sa peau qu'elle connaissait maintenant par cœur - tellement qu'elle aurait pu le retrouver les yeux fermés.

- Dis, tu ne veux toujours pas m'expliquer ce qui t'a éloigné de moi aussi longtemps ?
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Reese Coolidge

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MessageSujet: Re: « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)   Dim 2 Mai - 8:41

Il n’était pas de ceux qui parlent, parlent pour ne rien dire enfaîte, mais parlent encore et encore, pour meubler le silence, pour exprimer des émotions qu’ils ne sont pas capables de faire ressentir autrement, pour se montrer intéressant, pour se montrer intéressé. Et c’était peut-être aussi pour ça qu’il se sentait si bien avec Sarah. Parce qu’elle comprenait. Parce qu’il n’avait pas besoin de lui répéter constamment ce qu’il avait sur le cœur ; elle savait à quel point il l’aimait. Une simple pression de la main, un regard, un sourire, parfois même un soupire, tous ces gestes insignifiants et pourtant si parlants, c’était chacun d’eux un millier de « je t’aime », une centaine de « je ne peux plus vivre sans toi ». Elle n’attendait pas de lui qu’il soit le prince charmant. Juste qu’il soit là, pour elle, avec elle, qu’il la prenne dans ses bras, l’embrasse et la réconforte, l’aime. Elle ne se faisait pas d’illusions, et par conséquent il n’avait pas peur de la décevoir. Et c’était une sensation agréable, rassurante, car il n’avait plus peur de la blesser. Il savait qu’il ne lui ferait jamais de mal ; il l’aimait. Et c’était suffisant. C’était même plus : c’était le plus important. La confiance. La simplicité, le naturel sans artifices, être soi-même, vivre sans avoir à se préoccuper, sans devoir calculer à l’avance ses mouvements. Juste vivre, aimer, aimer encore et vivre, car après tout on n’a qu’une seule vie.

Il la serra contre lui, retrouvant contre son torse cette présence familière qui lui avait pourtant fait défaut pendant plusieurs jours. Mais elle était là à présent, et il ne la laisserait plus, cette fois il était revenu pour de bon.

« Dis, tu ne veux toujours pas m'expliquer ce qui t'a éloigné de moi aussi longtemps ? »

Son sourire s’effaça aussitôt. Heureusement elle ne pouvait pas le voir. Sa mâchoire se serra pour empêcher les images de s’échapper de sa mémoire. Il ne voulait plus y penser. Oublier. Oublier toute cette partie de sa vie, celle qu’il fuyait sans cesse et qui finissait toujours par le rattraper au moment où il s’y attendait le moins.
Les psychologues disent qu’il ne faut surtout pas refouler ses émotions, car elles peuvent se transformer en névroses, devenir des traumatismes et vous hanter jusqu’à votre dernier jour. Au contraire, il faut en parler, les écrire, les faire sortir, les exprimer sous tous leurs angles et les analyser, les étudier, pour qu’elles s’en aillent toutes seules, lassées d’être ainsi mises à nues, maltraitées. Mais il ne pouvait pas. C’était tellement plus simple de tout garder pour soit, ça paraissait moins réel, moins grave, comme un mauvais rêve qui refuse de se dissiper une fois le soleil levé, mais un rêve au fond, rien plus qu’un mauvais rêve, innocent et innofensif.

Il fit un effort pour repousser tous ces récents souvenirs dans un coin de sa tête. Un peu crispé malgré tout, il s’essaya à un sourire et partit chercher les yeux de Sarah pour y accrocher son regard, car c’était à vrai dire le seul endroit, là, plongé dans ce ciel miroitant, cet océan scintillant, qu’il réussissait vraiment à faire le deuil de son passé, qu’il arrivait à ne plus y penser et qu’il n’avait pas besoin de faire semblant, de prétendre aller bien ; perdu dans le doux reflet de ces prunelles bleues, il allait vraiment bien.

« Des problèmes familiaux. » se contenta-t-il de répondre. « Et toi, qu’est-ce que tu as fait pendant mon absence ? Personne n’a profité du fait que je n’étais pas là pour te séduire, hein ? » dit-il pour plaisanter.

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Sarah Isael

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MessageSujet: Re: « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)   Dim 9 Mai - 1:11

Sarah sentit Reese se crisper après qu'elle ait posé sa question. La ligne de ses épaules s'était tendue, sa mâchoire s'était crispée contre sa joue. Ses bras l'avaient serrée un peu plus fort. Sa respiration s'était brièvement faite saccadée et rageuse. Apparemment, ces derniers jours n'avaient pas été simples pour lui. Des ennuis familiaux ? A part Jackson, elle ne savait rien de la famille de Reese. Rien du tout. Il ne lui en parlait jamais, et elle n'avait jamais osé lancer le sujet, sentant bien qu'il y avait là quelque faille sensible, quelque plaie mal cicatrisée qui pouvait encore répandre beaucoup de sang. Et comme elle ne voulait pas le faire souffrir, elle s'était abstenue, profitant à la place de son rire chaleureux.

Et de la douceur de ses yeux. Il les avait braqués sur elle, souriant tendrement comme lui seul savait le faire, et elle sentit ses lèvres s'étirer en réponse, incapable de résister à la séduction insidieuse de son regard franc. Il avait maintenant l'air plus calme, comme apaisé. C'était réconfortant, d'être capable de soulager un peu la peine d'autrui.

« Et toi, qu’est-ce que tu as fait pendant mon absence ? Personne n’a profité du fait que je n’étais pas là pour te séduire, hein ? »

Sarah laissa fuser un éclat de rire irrépressible. Il plaisantait, certes - il la taquinait peut-être, mais elle sentait au fond de sa question une réelle inquiétude. Il s'inquiétait donc ? C'était... c'était absurde. Son attachement envers lui était tellement profond, tellement sincère, que l'imaginer se défaire, c'était comme croire que le soleil ne se lèverait jamais plus. La blonde étudiante se pencha vers son chevalier servant et s'accorda quelques secondes pour un baiser passionné - après tout, cela faisait dix jours qu'elle en était sevrée. Un baiser tendre pour le rassurer - non, évidemment qu'elle ne l'avait pas oublié !

Il attendait visiblement qu'elle réponde, qu'elle donne voix à sa certitude et efface le moindre de ses doutes, d'une parole. Sarah préféra passer sous silence les invitations éhontées de Maxime Rutherford, son presque-grand frère à l'affection vaguement incestueuse par moments. Maxou et elle, c'était une longue histoire, qui aujourd'hui ne recelait plus qu'une profonde et durable amitié. Ce n'était pas le moment que son meilleur ami se fâche avec l'homme de sa vie... Elle allait sourire encore, répondre par la négative, lorsqu'un visage se manifesta brusquement devant ses yeux.

- Tu ne croiras jamais qui j'ai vu.

Son regard s'était fait plus hésitant. Elle était soudain beaucoup moins sûre d'elle, et une ombre passa sur son visage, souvenir de larmes amères et d'un cœur brisé. Elle lui avait déjà parlé de son amour de lycée, qui n'avait duré que quelques semaines avant de s'évaporer. De la trahison quand elle avait compris. De la douleur qui en avait résulté, et qui avait fait d'elle une recluse à l'âme déchirée. Mais de nom, jamais elle n'avait fait mention.

- Tu te souviens de ce que je t'ai raconté ? Sur le mec que j'aimais au lycée ? Hé bien... Je l'ai vu aujourd'hui. Juste avant de te rejoindre. Je prenais un café avec... je prenais un café, en t'attendant. Et quand je suis sortie, je l'ai percutée, je suis tombée. Il m'a aidée à me relever.

Elle s'interrompit quelques secondes, se remémorant silencieusement la scène telle qu'elle s'était déroulée. Il l'avait clairement reconnue. Même si ses boucles blondes avaient poussé, même si son expression s'était adoucie, même si elle n'était plus la fille perdue du lycée - c'était évident. Il y avait ce léger pli ironique au coin de ses lèvres, cette mimique particulière qu'il lui avait toujours adressée, cet étrange sourire un peu de travers qui recelait tant de contradictions. Son style à lui. Même quand il lui avait pris la main, s'était incliné, il avait gardé ce style si personnel. Elle en avait eu la chair de poule et s'était effrayée de sentir son cœur battre plus vite, plus fort. Comme un feu endormi dont soudain une braise jaillit...

- C'était lui. Aiden Kist. Sur le coup, j'ai pas compris comment il était arrivé là. Il a dû revenir en ville. Ca m'a fait un choc, tu sais, c'était tellement bizarre entre nous... et ça s'est pas vraiment terminé. Il est juste parti, et moi je suis passée à autre chose.

Machinalement, elle se blottit contre Reese, cherchant la présence rassurante de ses bras. Son étreinte s'était faite singulièrement distante, mais toute à son introspection, elle ne s'en rendit pas compte. Ce qu'elle voulait, c'était en parler. Évacuer cette gêne et ce mal-être que le visage familier avait éveillés en elle. En rire avec Reese, tourner la page pour de bon, et se concentrer sur l'avenir.

- Tu sais... ça m'a vraiment fait bizarre de le revoir. Je... je ne sais pas trop ce que je ressens pour lui aujourd'hui. C'est idiot, n'est-ce pas ?

Elle se tournait vers lui avec un sourire d'auto-dérision. Il allait se moquer d'elle, la taquiner gentiment, la faire marcher un peu, pour lui changer les idées... Rien ne l'avait préparée à voir cette expression terrible sur son visage.
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Reese Coolidge

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MessageSujet: Re: « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)   Jeu 13 Mai - 18:04

Le baiser de la jeune fille le rassura. Il avait confiance en elle, il savait qu’elle ne lui mentirait pas. Qu’elle ne le trahirait pas. Il se sentit apaisé, heureux. Que pouvait-il demander de plus ? Il était là, serrant contre lui la femme de sa vie. Il ferma les yeux un instant, posa son menton contre le sommet de son crâne. S’il relâcha un peu son étreinte, ce fut uniquement pour lui caresser doucement le bras. La peau de la jeune fille était encore mouillée, et il s’amusa à suivre le chemin que parcouraient les gouttelettes tombées de ses cheveux. De temps en temps, il improvisait, prenant un détour et, se retrouvant dans une impasse, il faisait demi-tour, rebroussant chemin et prenant une nouvelle bifurcation. Plus il imitait ces trajectoires humides et moins il en restait, alors il finit par s’arrêter et enlacer Sarah de ses deux bras. La tenant bien contre lui, il enfoui sa tête sous ses cheveux blonds, déposant sur chaque goutte d’eau égarée un tendre baiser. Mais soudain, il s’arrêta.

« Tu ne croiras jamais qui j'ai vu. »

Les muscles du cou de Sarah se tendirent. Il remarqua aussi qu’elle avait retint sa respiration pendant près d’une seconde. Ce n’était pas bon signe. Il se retira doucement, laissant sa chevelure blonde retomber en cascade maladroite sur ses épaules mouillées. Il chercha son regard, mais elle semblait le fuir. Enfaite non. Elle ne le fuyait pas. Elle était tout simplement ailleurs. Perdues dans ses souvenirs. Dans des souvenirs très récents, des souvenirs sans doute blessants vue la façon dont ses pupilles remuaient dans un sens et dans l’autre, s’agitant follement. Il ne voulut pas la brusquer. Alors il attendit patiemment qu’elle veuille bien parler. Il n’avait aucune idée de ce qui lui trottait dans la tête, mais au fond de lui quelque chose lui disait qu’il préférerait ne pas savoir. Une alarme s’était déclenchée dans son cœur, et soudain il paniquait, peu rassuré de ce qui allait suivre. Pourtant les mots de la jeune fille étaient inoffensifs. Elle aurait très bien pu voir une vieille amie d’enfance, ou une célébrité. N’importe quoi, n’importe qui plutôt, qui n’entraverait en rien leur couple. Mais l’attitude de Sarah suggérait plutôt le contraire. Dans sa poitrine, il sentait son cœur battre de plus en plus fort, comme le tambour qui résonne à l’aube, d’un rythme nonchalant, pendant que le condamné s’avance vers la guillotine. Et plus les secondes passaient, plus cette musique morbide s’intensifiait, s’accélérait, annonçant de façon toujours plus pressante et imminente le triste sort que réserve le bourreau au prisonnier.

« ... le mec que j'aimais au lycée ?... »

Comme quoi l’instinct ne vous ment jamais. Le tambour augmenta brusquement d’une pulsation. Reese était incapable de bouger. Il attendait la suite, immobile. Car il y avait forcément une suite. Il y a toujours une suite à ce genre d’histoire. Sous ses bras, il ne sentait même plus le petit corps qu’il enlaçait. Il ne sentait plus non plus l’eau ruisseler le long de sa temps, ni n’entendait le clapotis de la fontaine qui continuait à couler allègrement grâce à ses jets alternatifs. Il n’y avait plus rien autour de lui, plus rien non plus à l’intérieur de lui. C’était le vide, un vide total et terrifiant. Pourquoi lui disait-elle ça ? Pourquoi évoquait-elle des choses qu’il n’avait pas envie d’entendre ? Pourquoi remuait-elle les fantômes de passé ? Pourquoi essayait-elle de le blesser ? De lui enfoncer un poignard dans le dos ? Car on n’évoque jamais ses ex sans raison. Et jamais on n’emploie le verbe « aimer » appliqué à d’autres quand on s’adresse à son petit ami. Sauf si, dans notre cœur, on l’utilise encore au présent. Car, si elle n’éprouvait vraiment plus rien pour ce.. ce « mec qu’elle aimait au lycée », pourquoi fallait-il qu’elle parle de lui, qu’elle le nomme en en faisant presque l’éloge, qu’elle rappelle à Reese qu’au fond, il n’était qu’un mec comme un autre, qu’un jour on s’aime et que le lendemain on s’oublie, que les « je t’aime » ne sont pas éternels, et qu’il y en aura toujours un autre pour vous remplacer une fois que vous serez parti ?

« ... c'était tellement bizarre entre nous... et ça s'est pas vraiment terminé... »

Cette fois il pouvait sentir la lame du poignard s’enfoncer dans sa chaire, butter contre sa colonne vertébrale sans pour autant s’arrêter au premier obstacle, et finalement perforer l’os pour finir sa course dans la moelle osseuse. Pourquoi fallait-il qu’elle lui dise tout ça ? Pourquoi tout simplement fallait-il qu’il ce revenu, ce foutu Aiden Kist ?
Elle disait qu’elle était passée à autre chose. Mais ça sonnait tout. Sa voix disait une chose, son corps en criait une autre. Même ses paroles étaient parfois contradictoires. Elle l’aimait encore. C’était évident. Quoi qu’elle dise, il n’était ni naïf ni stupide. Elle l’aimait encore. Et rien de ce qu’elle pouvait dire ne changerait rien à cette vérité.

« ... je ne sais pas trop ce que je ressens pour lui aujourd'hui ... »

Les trois derniers coups du tambour. Lents, solennels. Un… Deux.. Trois. La guillotine s’abaissa soudain, et c’est la fin.

Elle tourna son visage vers lui. Mais ce sourire qu’elle affichait était faux. Il pouvait lire dans son regard qu’elle attendait quelque chose de lui. Qu’il lui dise qu’il comprenait, que ce n’était pas grave que ça lui passerait, qu’après tout c’était normal d’avoir encore des sentiments pour un amour de lycée. Non, il ne pouvait dire rien de tel. Il n’avait pas non plus enfin de sourire. Il était de marbre. Glacial. Vu l’expression de la jeune fille, son regard devait être assassin. Ou alors totalement vide. Lui-même n’en savait rien. Il avait mal, terrible mal. Voilà sa seule certitude. Son cœur saignait, il pouvait presque sentir la fissure qui résistait de toutes ses forces pour ne pas exploser et briser son cœur en mille morceaux.
Il eut un instant de lucidité. Il en profita pour reprendre le contrôle. Il se détacha de Sarah, se releva. Sa mâchoire était crispée et ses poings serrés. Il lui fit face, contenant difficilement sa rage.

« Tu t’es bien jouée de moi, hein ? Tu avais besoin que quelqu’un te console et prenne soin de toi, alors tu t’es dit que je remplirais bien ce rôle ! Et puis comme je suis parti, je ne t’étais plus utile, alors tu as juste.. comme tu dis déjà ? Tourné la page ? Et soudain ton ex arrive et voilà que tout redevient comme avant. Tu ne sais pas ce que tu ressens pour lui aujourd’hui ? Mais bon sang regarde-toi quand tu parles de lui ! Tu l’aimes encore, ça crève les yeux ! Et moi dans toute cette histoire ? Rien, évidemment. Si pour toi ça ne paraît pas évident, je t’assure que pour moi c’est parfaitement clair ! »

Il ne voulait pas lui crier dessus. Malgré tout le mal qu’elle venait de lui faire, il ne voulait pas s’en prendre à elle. Il tourna donc les talons avant d’ajouter quoi que soit. Il fallait qu’il parte, qu’il parte vite avant de disjoncter. Il avait été le dindon de la farce, il s’était bien fait avoir. Mais on ne l’y reprendrait plus. Une fois, c’était déjà une fois de trop.
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Sarah Isael

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MessageSujet: Re: « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)   Ven 4 Juin - 11:38

Il fallut quelques secondes à Sarah pour comprendre ce qui se passait. Il y avait un tel décalage entre ce qu'elle attendait, et ce qui se produisait réellement, qu'elle avait grand mal à percevoir la réalité. Le contrôle de la situation venait de lui échapper et son cerveau se figea quelques instants, paralysé par la panique de voir la situation se dégrader autant. Le froid soudain mordit cruellement sa peau, et un frisson lui échappa, irrépressible. Il se passait quelque chose d'illogique, d'aberrant. Ca n'aurait jamais dû arriver, ce n'était tout simplement pas possible.

Elle voyait bien maintenant la colère, la rage même dans les prunelles de Reese. Dans ce regard qui l'avait caressée et réconfortée de nombreuses fois, dans ce regard qu'elle avait appris à aimer, il n'y avait à présent que la fureur tumultueuse d'un sang qui bouillonnait. Un feu agressif, presque assassin, avait consumé en un instant toute la tendresse qu'elle pouvait auparavant y percevoir. Son cœur se mit à battre à grands coups redoublés, l'adrénaline courant dans son sang et affolant ses sens. Lui ne bougeait pas plus qu'une statue, la mâchoire serrée, dardant sur elle son regard qui l'effrayait maintenant.

Il se releva soudain, d'un bond. Il la dominait maintenant de toute sa hauteur, la toisant furieusement d'en haut, l'air méprisant et haineux.

« Tu t’es bien jouée de moi, hein ? Tu avais besoin que quelqu’un te console et prenne soin de toi, alors tu t’es dit que je remplirais bien ce rôle ! Et puis comme je suis parti, je ne t’étais plus utile, alors tu as juste.. comme tu dis déjà ? Tourné la page ? Et soudain ton ex arrive et voilà que tout redevient comme avant. Tu ne sais pas ce que tu ressens pour lui aujourd’hui ? Mais bon sang regarde-toi quand tu parles de lui ! Tu l’aimes encore, ça crève les yeux ! Et moi dans toute cette histoire ? Rien, évidemment. Si pour toi ça ne paraît pas évident, je t’assure que pour moi c’est parfaitement clair ! »

Qu... Quoi ?!! Il avait tout, mais tout compris de travers. Ce qui parlait, c'était sans doute la jalousie, pas la haine : il suffisait qu'elle lui explique. Qu'elle le rassure. Il comprendrait. Rien n'était remis en question, elle ne doutait pas d'elle-même ni de ses sentiments, mais lui, c'était naturel qu'il ne sache plus trop quoi penser. C'était normal. Oui, juste normal. Elle ne devait pas paniquer.

Pitié. Faites qu'ils comprenne.

Elle se releva rapidement – il allait partir, là, et elle devait absolument parler, lui expliquer. Parler, pour ne pas le perdre, c'était un malentendu, c'était tellement bête ! Ne pas rester sur ce désastre, tout reconstruire, avancer et oublier ces malheureuses paroles qu'elle avait eu l'infortune de formuler.

- Attends ! Reese, attends, tu ne comprends pas. Je ne me suis jamais, jamais servie de toi ! Tu le sais mieux que personne – je ne voulais même pas avoir affaire à toi, au départ. Je ne t'ai pas couru après ! Ca s'est fait en dépit de ma volonté, je suis tombée amoureuse, c'est comme ça, c'était pas prémédité. Mais c'est arrivé, et je suis heureuse avec toi ! Pourquoi je voudrais te quitter ? Tu es parti dix jours, tu n'avais pas le choix, j'ai attendu en comptant les heures et je suis tellement soulagée que tu sois rentré. Je n'attends rien de toi, je n'ai pas comploté dans ton dos, je te le jure.

Elle avait comme l'impression qu'elle s'enfonçait. Quelle frustration de ne pas parvenir à trouver les mots justes ! Tout se bousculait dans sa tête, sur ses lèvres, tout sortait d'un coup sans logique ni cohérence – et pourtant, il faudrait qu'elle soit parfaitement claire. C'était impératif : son couple en dépendait. Rien que de penser qu'elle pourrait le perdre, qu'il pourrait la quitter et s'en aller, son cœur se déchirait et elle ne pouvait plus respirer qu'avec grande difficulté.

- Tu te trompes. Je ne voulais pas te blesser, tu sais, tu sais parfaitement que c'est toi que j'aime. Aiden, ce n'est qu'un fantôme du passé. C'est vrai, je ne sais pas si je l'apprécie ou si je le déteste pour ce qu'il m'a fait, mais c'est pas quelqu'un de mauvais. J'ai souffert, c'est vrai, mais il ne l'a sans doute pas délibérément provoqué. Reese, ce que j'essaie de te dire, c'est que je ne sais pas si j'ai retrouvé un ami ou un ennemi aujourd'hui.

Là, sûrement, il avait compris. Il était rassuré. Elle se lança en avant, se plaça devant lui avant qu'il ne puisse continuer à avancer pour s'en aller, agrippa des deux mains le col de sa chemise.

- Tu sais que je ne te ferais jamais ça. Que si j'avais le moindre doute, que s'il y avait la moindre possibilité que je t'aime un peu moins, je te le dirais, sans attendre. Reese, je t'aime, tu le sais. J'ai confiance en toi. Je pourrais remettre ma vie entre tes mains sans hésiter. Aiden, ce n'est... ce n'est rien ! J'ai été surprise, choquée de le croiser. C'est tout.

Ce n'était pas vraiment tout, en fait. Mais elle ne pouvait pas vraiment le lui dire, pas après ce qui venait de se passer, oh certainement pas. Son regard fuit celui de Reese quelques instants, alors qu'elle se remémorait l'expression discrètement amusée d'Aiden devant sa surprise. La manière dont il s'était incliné devant elle. La façon dont son cœur avait galopé quand il l'avait aidée à se relever. C'était tout un pan de son passé qui revenait la gifler, et c'était perturbant. Surtout quand ce passé avait le visage d'Aiden, et que les sentiments ambivalents qu'elle avait toujours éprouvés à son encontre s'étaient brutalement agités au fond de sa conscience.
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Reese Coolidge

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MessageSujet: Re: « Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)   Mar 15 Juin - 19:27

Il l’écouta, froid, mais disposé à entendre ce qu’elle avait à dire. Disposé à écouter ses justifications, ses explications. Au fond, il voulait y croire. Il voulait tellement y croire qu’il en aurait été capable, si seulement le doute ne l’avait pas envahi. Or il n’y a rien de plus destructeur que le doute. Car il s’immisce, en silence, bâtit un mur opaque et, quand on se rend compte que notre vision est troublée, il est déjà trop tard, la barrière est là, infranchissable, résistante, impénétrable aux paroles sensées et aux argumentations raisonnées. Il n’y a que les faits, les faits bruts, peut-être un peu exagérés, mais les faits, ni plus ni moins.

Il ne l’entendait même plus. Il avait essayé pourtant, mais il n’y arrivait plus. Il perdait le sens des mots, percevait une syllabe éparse par-ci par-là, et les phrases n’avaient plus de sens, même ces doigts frêles agrippés au col de sa chemise ne lui faisaient aucun effet, le laissant tout à fait indifférent aux suppliques qui s’en échappaient. Il en vint même à les attraper et les serrer avec force. Comme les griffes acérées d’un aigle, il les opprimait d’une force inconsciente qu’il ne contrôlait pas, qu’il ne sentait même pas. Puis il les rejeta violemment, les éloignant de son corps, de lui, les repoussant le plus loin possible, ne voulant plus les voir, ni les sentir, ces petits doigts fragiles qu’il étreignait d’habitude avec une douceur aussi exagérée que la rage qui l’envahissait désormais.

« Laisse-moi ! » lui cria-t-il « Non je n’en sais rien justement, et je m’en fous ! De toute façon cette histoire est déjà allée trop loin ! Regarde les choses en face au lieu d’essayer de forcer le destin : je ne suis pas l’homme d’une seule femme. Et quant à toi, tu n’es qu’une traînée, une manipulatrice, et tu ne m’auras pas une deuxième fois ! Ton petit air apitoyé à porté ses fruits une fois, mais cette fois trouve-toi un autre mec stupide pour venir te réconforter ! J’en ai assez de toutes tes histoires, et de toutes ces conneries de l’amour et des couples ! Merde à la fin, j’étais très bien comme j’étais, mais il a fallu que tu viennes tout foutre en l’air ! Alors maintenant lâche-moi, je ne veux plus rien savoir de toi ! »

Il n’avait pas envie de discuter. Sa vue l’insupportait, ses paroles l’exaspéraient. Des excuses, voilà ce que c’était, des excuses sans queue ni tête dans lesquelles elle-même s’y perdait. Mensonges. Elle aimait encore Aiden. Et il ne pouvait pas lutter contre ça. Non, il ne voulait pas se battre sur ce terrain-là. Il n’aurait jamais dû s’engager dans ce genre d’histoires. Ca finissait toujours mal. Il aurait dû le savoir depuis le temps, et ne pas tenter le diable en renouvelant l’expérience. Il avait joué, il avait perdu. C’était aussi simple que ça. Maintenant il était temps de se retirer de la partie, de laisser le vainqueur jubiler, et d’aller écumer sa rage ailleurs.

Il n’attendit pas qu’elle réponde. De toute façon il n’y avait rien à répondre. Il tourna le dos, et cette fois s’en alla, pour de bon, tentant d’effacer de sa mémoire l’expression faciale de la jeune fille, sa voix affolée, son- Non, il devait penser à autre chose, chasser ces images de sa tête, tourner la page. Il s’en remettrait. La terre regorgeait de jolies filles qui se feraient une joie de le consoler et de lui faire oublier jusqu’au nom de celle qui venait de lui briser le cœur. Oui, voilà, il allait se trouver une magnifique fille avec laquelle il allait passer une nuit formidable. Et au diable tout le reste.
Attention, Reese est de retour dans la course. Il a tiré un trait sur les histoires de longue durée, et le voilà qui débarque, frais, plus désireux que jamais de faire monter de belles jeunes filles au rideau. Alors tenez-vous sur vos gardes Mesdemoiselles, car la partie risque d’être très intense…
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« Parce que l'amour finit toujours par s'en aller. » (Reese &&. Sarah)

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